Vivez une expérience sensorielle unique au Musée de la Vie romantique à Paris. Du 14 février au 12 juillet, l’exposition “Cœurs” célèbre le sentiment amoureux sous toutes ses coutures. Niché à Pigalle, dans la demeure secrète du peintre Ary Scheffer bâtie en 1830, ce lieu est un écrin de tendresse. Ici, chaque pierre semble murmurer un secret d’alcôve. Le rez-de-chaussée rend hommage à la passionnée George Sand. Ses paysages et portraits vibrent d’une âme tourmentée et merveilleuse. Au premier étage, les toiles d’Ary Scheffer dialoguent avec l’esprit du XIXe siècle. Aujourd’hui, cette demeure historique ouvre ses portes aux pulsations de l’art du XXIe siècle.
L’Art contemporain déclare sa flamme à Pigalle
Trente plasticiens de renom font du muscle rouge leur muse absolue. Retrouvez les battements créatifs de Niki de Saint Phalle, Annette Messager ou Jean-Michel Othoniel. Le cœur ne se cache plus, il s’expose, brûlant et impudique. Le duo iconique Pierre et Gilles y dépose une offrande visuelle éblouissante. Leur autoportrait célèbre quarante ans d’une union fusionnelle. Entre rehauts de rose barbe à papa et guirlandes de lumière, l’amour se fait fête. Leur “wedding cake” multicolore est une ode à la gourmandise des sentiments. C’est une escale enchantée pour les amoureux en quête d’émerveillement dans le 9ème arrondissement.
La symbolique du cœur : entre science et poésie
Le cœur est aussi un mystère qui s’écoute. Pascal Gueret, cardiologue à l’Hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), explore cette obsession du “palpitant”. Il elie la précision du diagnostic à la beauté du geste artistique. Pour lui, le pouls est la première musique de l’homme, un rythme sacré. Collectionneur passionné, le Dr Gueret nous rappelle que le cœur est un organe fragile. Il met en lumière une affiche rare d’Antoni Tapiès, créée par le maître catalan alors qu’il affrontait sa propre défaillance cardiaque. Entre médecine et émotion, cette exposition nous rappelle que, malgré les épreuves, le cœur reste le moteur de toute création.
![[Éd. Hazan] « Sorolla » de Joséphine Bindé](https://great-artmag.com/wp-content/uploads/2026/04/Joaquin_Sorolla_Chicos_en_la_playa-100x70.jpeg)







