La mairie de Bordeaux et le sculpteur Guillaume Renou s’affrontent autour d’une œuvre monumentale en inox. Ce conflit juridique et financier bloque l’avenir de la sculpture nommée le Crocodile. L’artiste réclame une juste rétribution pour son travail artistique. La municipalité attend une expertise officielle pour sceller le sort de cette création de huit mètres de haut.
Une œuvre monumentale née sous le signe du succès
Le jeune plasticien bordelais Guillaume Renou a frappé fort l’année dernière. Sa sculpture monumentale en inox poli et verre coloré a conquis les jardins de l’Hôtel de Ville. L’œuvre de 1 846 kilos a également brillé lors du festival d’art contemporain Evento. Les Bordelais ont rapidement adopté ce géant d’acier. Ils l’ont même surnommé avec ironie les « Dents de Juppé ». Ce succès populaire initial s’est pourtant transformé en un véritable feuilleton judiciaire. Le reptile de métal a refermé ses mâchoires sur une discorde culturelle majeure.
Un fossé financier abyssal entre l’artiste et la ville
Le cœur du débat repose sur une estimation financière totalement divergente. Philippe Renou évalue le coût réel de sa création à 100 000 euros. Il affirme n’avoir reçu que la somme de 10 000 euros de la part de la municipalité. L’artiste déplore également des dégradations commises sur sa structure métallique. Face à cette situation, le créateur a décidé de faire monter les enchères. Il propose désormais sa sculpture au prix fort de 300 000 euros aux acheteurs privés. L’art public bordelais se retrouve ainsi pris au piège d’une logique mercantile regrettable.
La stratégie du pourrissement face à l’urgence artistique
La mairie de Bordeaux choisit de temporiser face aux revendications de l’artiste. Les élus locaux s’en remettent totalement aux conclusions d’une future expertise juridique. Cette procédure administrative va figer la situation pendant de longs mois encore. Cette lenteur bureaucratique pénalise l’élan créatif et la gestion de l’espace public. Les contribuables assistent impuissants à cette guerre d’usure entre l’institution et le créateur. Le cas de ce crocodile prouve que les relations entre l’art contemporain et les collectivités restent explosives.
Lui,il ferait son effet aux ronds-points,tout comme Jeff Koons,Murakami,Nikki de Saint-Phalle… mais c’est pas donné.
J’ai pensé pareil… Juppé aurait dû s’adresser à jean-luc Plé, c’est moins cher… (je plaisante, parce que moi je l’aime bien ce croco disco dans le jardin du maire. Je pense que Juppé a dû comprendre la symbolique possible après coup, donc maintenant il est vexé et il ne veut plus payer.)
Il s’agit de Guillaume Renou et non Philippe.
…de rien!
Oups, en effet.. Merci Capt’aine !
moi aussi je le kiffe ce croco ! je m’en ferais bien un sac ou deux
Mais, ce monsieur doit bien avoir des factures pour les matériaux utilisé non? Après le temps de travail effectué, fallait demander le taux horaire avant de passer commande. (100 000€ c’est quand même abusé, alors 300 000… n’importe quoi).
à la boulette : si j’avais un grand parc, et assez de pognon O_o je le prendrai sans hésiter. il est trop beau. Après c’est une oeuvre d’art et on est encore dans les prix hard-discount de la sculpture là.
Croco première
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