Portrait du collectionneur d’art contemporain, mécène et prescripteur. C’est cette transformation que raconte le magazine Chroma “guide du collectionneur et de l’amateur d’art contemporain”, nouveau média dédié à celles et ceux qui collectionnent, soutiennent et font circuler l’art contemporain.
Pour son lancement, le magazine donne la parole à des figures emblématiques de la collection, comme Evelyne et Jacques Deret ou la galeriste Françoise Livinec, mais aussi à une nouvelle génération de prescripteurs numériques tels que Cure8 et WatchWithArt. À travers des interviews, des analyses et un décryptage des tendances, Chroma entend regarder le marché depuis le point de vue de ceux qui contribuent directement à le façonner.
Les collectionneurs fortunés ont consacré en moyenne 20 % de leur patrimoine à l’art en 2025, contre 15 % l’année précédente, avec un pic à 26 % chez la génération Z, selon le rapport Art Basel & UBS Survey of Global Collecting 2025. Derrière ces chiffres se dessine une réalité : le collectionneur d’art contemporain participe activement à la circulation des œuvres, à la construction de leur valeur et à la structuration du marché lui-même. Longtemps perçu comme l’ultime maillon du marché de l’art, le collectionneur d’art contemporain finance des projets, influence la production, accélère la carrière des artistes, ouvre des espaces d’exposition et intervient parfois directement dans les institutions. En quelques années, il est passé du rôle d’acquéreur discret à celui de prescripteur, notamment sur Instagram. La prolifération de fondations privées ouvertes gratuitement au public, la création de prix indépendants et l’occupation d’espaces alternatifs témoignent d’une volonté claire : ré-approprier l’espace public et imposer de nouveaux récits artistiques. Autre tendance qui tend à s’affirmer : les achats directs auprès des artistes. Ils représentent en 2026, près de 20 % des dépenses des collectionneurs fortunés (ces personnes disposant de 1 millions de dollars d’actifs).

C’est précisément le positionnement de Chroma, qui entend devenir un espace de référence pour comprendre les nouvelles pratiques de la collection et les acteurs qui les portent. En donnant la parole aussi bien aux collectionneurs historiques qu’aux nouveaux prescripteurs digitaux, le magazine accompagne un marché en pleine recomposition. Dans un paysage médiatique fragilisé, cette approche centrée sur les collectionneurs, les artistes et les tendances pourrait offrir un regard différent sur l’art contemporain : moins spectaculaire, mais plus attentif à celles et ceux qui en construisent durablement la valeur.
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