Home ARTIST PORTRAIT Louise Bourgeois : “L’agonie, c’est l’art de rester sur sa fin…”

Louise Bourgeois : “L’agonie, c’est l’art de rester sur sa fin…”

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Louise Bourgeois est morte le 31 mai 2010 à New York à l’âge de 98 ans. La célèbre plasticienne franco-américaine laisse derrière elle une œuvre colossale et transgressive. Reconnue mondialement pour ses sculptures géantes d’araignées, elle a profondément marqué l’histoire de l’art contemporain du XXe siècle.

louise-bourgeois-2-from-the-san-francisco-chronicle.jpgUne vie dédiée à l’art entre Paris et New York

La scène artistique internationale perd l’une de ses figures les plus audacieuses. Née en France, Louise Bourgeois s’installe à New York à l’âge de 27 ans. C’est aux États-Unis qu’elle déploie sa brillante carrière artistique. Son parcours académique débute pourtant dans la capitale française. Admise à l’École des Beaux-arts de Paris, elle y fait un bref passage. La jeune femme préfère rapidement étudier directement auprès des artistes de son époque.

Le corps et l’architecture comme premiers modèles

Ses premières créations graphiques interrogent la place des femmes. Ses dessins mêlent habilement le corps humain à l’architecture. L’artiste associe l’organique au géométrique à travers des représentations singulières. Un buste devient une brique tandis qu’une cage thoracique prend la forme d’un escalier. L’art constitue pour elle une véritable thérapie contre ses propres démons. Dans son journal intime, elle confiait que son anxiété devait s’exercer sur des formes modifiables. Elle avait besoin de pouvoir changer, détruire et reconstruire ses œuvres.

L’araignée et le phallus comme symboles éternels

Le fil rouge de sa création artistique repose sur deux motifs obsessionnels. Louise Bourgeois sculpte le phallus et l’araignée de manière récursive. Ses araignées monumentales, nommées Maman, symbolisent la figure protectrice et tisseuse de sa propre mère.

La reconnaissance institutionnelle arrive tardivement mais avec force. Le Museum of Modern Art de New York lui consacre sa première grande rétrospective à l’âge de 71 ans. Le milieu de l’art salue définitivement son génie à l’aube du nouveau millénaire.

Louise Bourgeois reçoit un Lion d’or à la Biennale de Venise en 1999 pour l’ensemble de son œuvre. La plasticienne est restée active jusqu’à ses derniers instants. La fondation Emilio e Annabianca Vedova préparait justement une exposition à Venise. Cet événement intitulé « Louise Bourgeois. The Fabric Works » devait mettre en lumière ses travaux sur tissu. Le monde de la culture pleure aujourd’hui une créatrice visionnaire.

Photo credit : San Francisco Chronicle

4 COMMENTS

  1. Ce n’est pas tellement par ses oeuvres que L.B. est à l’avant-garde, car elle dévenue célèbre passée les 80 ans, ce qui deviendra banal quand nosu vivront tous 140 ans. A tort et par malentendu, car ces sculptures difficiles des années 50 et 60 sont bien plus fortes et interessantes que les araignées des Unilever series (le monstre d’Alien en bronze,20 ans après, bof !)ou ses oeuvres tardives, qui ont été très médiatisées par ses marchands. On nous l’a présentée comme une immense artiste, féministe et sexuelle, ce qui porte à faux, laissons celà à Frida Khalo est Madonna. L.B n’est pas une artiste rayonnante et universelle à la Picasso ou la Wharhol, comme la critique a tenté de la faire croire, mais une poétesse intimiste (donc un peu de second ordre) à la musique subtile et tendre,comme une Giorgia O’Keeffe ou une Anais Nin.

  2. Merci de ne pas avoir cédé à la pudibonderie ambiante et n’avoir pas comme les media qui se sont servi de cette photo recadré la partie supérieure du cliché pour supprimer la “fillette”
    C’est tout l’esprit de Louise B qu’ils ont castré.

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