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“Les Trois Grâces” de Lucas Cranach intègrent le Louvre grâce au mécénat participatif

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Le Louvre a multiplié les appels à la générosité pour réunir le dernier million d’euros nécessaire à l’acquisition des Trois Grâces de Lucas Cranach (1472-1553). Pour réunir, 4 millions d’euros, le cabinet de conseil Mazars aorganisé une opération de mécénat. Objectif ? Empêcher l’œuvre de repartir dans une collection privée.

Un appel au mécénat participatif

Face à ces Trois Grâces aux silhouettes libres et espiègles, difficile de rester indifférent. Depuis sa création en 1531, l’œuvre a toujours circulé dans des collections privées. Cette campagne de mécénat populaire marque une étape nouvelle pour les musées français. À l’étranger, ces appels au grand public sont déjà bien installés. En 2009, la National Gallery et la National Gallery of Scotland avaient réussi à réunir près de 120 millions d’euros pour acquérir deux œuvres du Titien. En France, la mobilisation semble plus prudente.

Pourquoi les Trois Grâces de Cranach sont si rares

Le Louvre possède déjà plusieurs œuvres de Lucas Cranach. D’autres musées français aussi. L’artiste allemand a produit une œuvre abondante. Mais le sujet des Trois Grâces reste exceptionnel dans son parcours. Cranach n’a réalisé que trois variations connues autour de ce thème mythologique. Celle que souhaite acquérir le Louvre est donc particulièrement précieuse. Les deux autres versions se trouvent aujourd’hui aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Cette rareté explique en partie l’importance accordée à cette acquisition.

Cranach à l’honneur à Paris

Hasard du calendrier : Lucas Cranach sera également célébré cet hiver 2010 à Paris. L’exposition Cranach et son temps se tiendra au Musée du Luxembourg du 9 février au 23 mai. Cette exposition n’a aucun lien avec la campagne actuelle. Mais elle offrira une nouvelle occasion de découvrir un artiste majeur de la Renaissance allemande.

6 COMMENTS

  1. Franchement moi je préfère donner 100 euros à des gens dans le besoin que pour une toile qui ne m’appartiendra jamais ! C’est jeter son argent par les fenêtres et c’est plutôt choquant en ces temps de crise surtout qu’étant moi-même au chomage ça me sidère qu’on donne pour une peinture (moche) 100 euros que moi j’ai du mal à avoir. Franchement moi le trésor national je m’en bat les c***** ca me rendra pas plus riche, mais de nos jours on préfère donner ses sous pour des conneries que d’aider son prochain malheureusement.

  2. Ce n’est pas parce qu’il est bien de donner aux restos du coeur qu’il ne faut pas donner (lorsque l’on peut) pour enrichir notre patrimoine culturel La culture, c’est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre.

  3. Je trouve important que ce genre de chefs d’oeuvre ne disparaisse pas dans une collection privée et reste à la disposition de tous. D’un côté je trouve dommage que la France ne puisse assurer elle-même cette acquisition, d’un autre côté c’est positif d’associer les gens à cet achat. De toutes façons, pour ceux qui peuvent se permettre de participer à ce genre d’opération, cela ne remet pas en question le fait qu’ils donnent (ou ne donnent pas) à des œuvres de bienfaisance.

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