À seulement 25 ans, le jeune diplômé de l’École internationale de design de Toulon affole la toile. Entre art et mobilier ludique, ses créations décalées séduisent déjà l’Europe. Portrait d’un talent à suivre.
Un porte-manteau dont les patères ne sont autres que des cintres, ou encore un support mural en moquette où viennent s’encastrer une table et des coussins… En quelques mois, les objets insolites de John Nouanesing ont fait le tour du monde. Un succès fulgurant que ce jeune créateur n’avait pas tout à fait anticipé. « Au départ, le site était destiné à des amis et à ma famille – d’où le côté humoristique – et maintenant je suis invité dans des expositions en Angleterre et en Italie alors qu’aucun produit du catalogue n’est édité pour le moment… » confie le designer. Propulsé par la viralité du web, son portfolio en ligne est devenu sa meilleure vitrine, lui ouvrant les portes des galeries européennes par-delà les frontières de l’Hexagone.
Parmi les pièces phares qui ont fait sa notoriété, impossible de rater la table « Paint or die but love me ». Ce meuble iconique, qui semble littéralement dégouliner de peinture rouge vif, incarne parfaitement sa philosophie : fusionner la fonctionnalité de l’objet et la force visuelle d’une œuvre d’art contemporaine. Créateur ancré dans son époque, John Nouanesing garde pourtant les pieds sur terre. Il se définit simplement comme « quelqu’un de sa génération qui n’est pas très difficile et qui aime à peu près tout ». Avant d’ajouter, dans un sourire : « J’imagine que chacun se reconnaît un peu dans ce portrait… » Une simplicité qui tranche avec l’audace de ses œuvres, et qui promet de faire de lui l’une des figures incontournables du nouveau design français.

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