Pour sa 23e édition, le Festival Photo La Gacilly accueille à nouveau Vincent Munier avec Le Chant des Forêts, une série consacrée aux paysages et à la faune des Vosges. Du 1er juin au 4 octobre 2026, ses images s’inscrivent dans le parcours en plein air du festival, placé cette année sous le signe d’un anniversaire, « 1826-2026 : la photographie, une aventure française ».
Un retour aux forêts de l’enfance
Après avoir photographié les loups de l’Arctique, les panthères des neiges ou encore le grand tétras, Vincent Munier revient là où son regard de photographe animalier s’est construit : les forêts des Vosges. Accompagné de son père, le naturaliste Michel Munier, et de son fils Simon, il y retrouve une nature familière mais jamais tout à fait apprivoisée. Le photographe privilégie l’affût, la patience et la discrétion pour saisir un oiseau sur une branche givrée, des biches dans la brume, un cerf au moment du brame ou l’apparition furtive d’un lynx.
Une photographie fondée sur la patience
À La Gacilly, Le Chant des Forêts prolonge le travail de Vincent Munier sur une photographie animalière débarrassée de toute recherche de spectaculaire. Ses images reposent sur l’attente et sur une relation presque silencieuse avec le vivant. La forêt devient ainsi un espace de contemplation, où la lumière, le brouillard et les mouvements des animaux composent des scènes à la frontière du réel et de l’imaginaire. Cette approche rejoint l’un des axes forts du festival 2026, consacré à la célébration du vivant et aux différentes manières de regarder la nature.
De la photographie au cinéma
Cette exposition prend une résonance particulière après le succès du documentaire Le Chant des Forêts, réalisé autour de cette même immersion vosgienne et sorti au cinéma à l’hiver 2025-2026. Le film a été récompensé par un César en février 2026, donnant une nouvelle visibilité au travail du photographe. À La Gacilly, les photographies permettent de revenir à l’origine de cette aventure : le temps long de l’affût, la proximité avec les animaux et cette volonté de montrer que le sauvage existe encore, parfois tout près de nous. Une manière, pour Vincent Munier, de défendre une écologie fondée moins sur le discours que sur l’émerveillement.