Autrefois mentionnée dans les guides touristiques, cette maison d’artiste normande se visitait. Aujourd’hui, la dénicher relève d’un véritable jeu de piste… et le tableau est tragique.
Un chef-d’œuvre de Fernand Léger perdu dans les ronces
Le panneau indicateur est rongé par la mousse, le chemin d’accès est envahi d’herbes folles, et la propriété disparaît sous les ronces et les orties. De l’extérieur, le visiteur ne peut qu’apercevoir la façade colorée de la bâtisse. C’est là que réside le dernier trésor du site : une fresque monumentale d’une vingtaine de mètres carrés, magnifiquement ornée par l’artiste. C’est la seule œuvre qui a survécu au pillage. Tout le reste a été arraché et vendu : les éléments déplaçables ont été dispersés. L’intérieur a été totalement éventré. Seule cette fresque exceptionnelle, trop fragile pour être démontée au burin, tient encore debout. Ce vestige mythique apparaît presque surréaliste au milieu d’un tel décor de désolation.
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