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BRAFA 2025 : Joana Vasconcelos et ses valkyries

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1985

La Brussels Art Fair (BRAFA) fête sa 70e édition. En 2025, Joana Vasconcelos occupe le devant de la scène en tant qu’invitée d’honneur. Cette décision inscrit la BRAFA dans une dynamique contemporaine. Du 26 janvier au 2 février 2025.

Créée en 1956, la BRAFA est l’une des plus anciennes foires d’art en Europe. Située à Bruxelles, au carrefour de l’Europe, la BRAFA profite d’une accessibilité exceptionnelle. 130 galeries internationales y exposent. Elles présentent des œuvres rares, allant de l’Antiquité au XXIe siècle.

Filigrana XXL

Pour cette édition historique, l’artiste portugaise Joana Vasconcelos présente deux sculptures monumentales. L’aménagement sert de point central esthétique et conceptuel à la foire. Parée de lumières LED et de dorures scintillantes, l’oeuvre de  “Filigrana XXL” s’élève comme une ode à l’artisanat. Par conséquent, c’est un merveilleux témoignage du dialogue entre passé et présent.

Le centenaire du Manifeste du surréalisme

La foire met en lumière le rôle majeur du surréalisme international, tant sur le plan artistique que politique. La galerie Berthet-Aittouares fait le récit de cette aventure artistique à travers la collection de Georges Goldfayn (1933-2019). Critique de cinéma, l’homme entre dans le cercle surréaliste à seulement 17 ans, après sa rencontre avec André Breton.

Un accrochage historique

Le « Mur » de Georges Goldfayn fait écho au « Mur » d’André Breton conservé au Centre Pompidou. Véritable mosaïque d’œuvres, ce mur illustre la vie et les rencontres de Goldfayn à travers un assemblage captivant de dessins, peintures et sculptures. L’ensemble témoigne des recherches du mouvement surréaliste, intégrant des œuvres surréalistes mais aussi des créations d’art Brut et d’art Premier, notamment océaniennes, sources d’inspiration essentielles pour les surréalistes. Présentée pour la première fois, cette collection inédite s’accompagne d’un ouvrage dédié, enrichi d’un texte de l’historien de l’art Pierre Wat et du dernier texte écrit par Annie Le Brun, poétesse du surréalisme, disparue en 2024.

Des masques Ngon d’exception

Sur le stand de la Montagut Gallery, une série de masques Ngon et des ornements en or Baule d’une rare élégance. Une occasiond’explorer deux facettes contrastées mais complémentaires de l’art africain. L’imposante force des masques Ngon du Cameroun, d’une part, et la délicatesse précieuse des ornements en or Baule de Côte d’Ivoire, d’autre part. Les masques Ngon, originaires du peuple Fang et de certaines ethnies voisines au Cameroun, se distinguent par leur caractère imposant et leur esthétique marquée.