Mark Dion expose ses fouilles créatives au premier étage du Musée d’Arles. L’artiste américain ne présente pas de traditionnels artefacts romains, de fibules ou de jarres aux formes diverses. Il s’empare de cannettes de coca et de tessons de bouteille découverts dans le Rhône et sur ses rives. L’exposition intègre également des objets chinés ainsi que des pièces insolites extraites directement de la cave du musée.
Une scénographie surprenante bouscule le visiteur d’Arles
Cette scénographie désarçonne le visiteur venu initialement pour admirer le buste de Jules César. Le public découvre cette œuvre contemporaine totalement par hasard au fil de sa déambulation. L’installation de Mark Dion se déploie à travers un dispositif double. Elle se compose d’un cabinet de curiosités et d’un laboratoire de recherche plus réalistes que nature. L’artiste plasticien endosse plusieurs identités pour troubler nos certitudes. Il se fait tour à tour archéologue, généticien, botaniste ou même entomologiste. Mark Dion explique avoir cherché à condenser le musée en un seul tableau.
Un cabinet de curiosités insolite et ironique à découvrir
Le parcours met en scène le stockage, l’archivage et de vrais outils scientifiques. Le créateur y mêle des check-lists utopiques, des parodies d’expériences et des taxonomies suspectes. Le visiteur s’amuse à détailler chaque objet de ce cabinet de curiosités insolite. L’auteur définit lui-même sa démarche avec précision. Avec humour, son œuvre instaure une distance entre les scientifiques et les musées, mais aussi entre les expositions et les publics.
Une scénographie surprenante bouscule le visiteur d’Arles
Un cabinet de curiosités insolite et ironique à découvrir
Nous n’avons aucune raison de le nier. Il est fort possible, cette option
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