Mettre les pieds sur un Jeff Koons, faire un wheeling sur une planche Murakami ou tenter un 360° sur un Damien Hirst… Ce rêve audacieux est désormais une réalité pour les amateurs de glisse et d’art contemporain.
Gagosian lance la première collection de skateboards d’artistes
Le galeriste new-yorkais Larry Gagosian vient de lancer la première collection de skateboards signés par des artistes de notre époque. Disponibles entre 2 000 et 3 500 euros sur le site officiel de la galerie, ces objets font basculer la planche à roulettes dans le monde du luxe. Pour les budgets plus modestes, le modèle Warhol à 55 euros offre une alternative ultra-graphique qui devrait ravir les fans de kickflip.
De la contre-culture californienne à l’émancipation graphique
À l’origine, le skateboard est un pur produit de la rue et de la débrouille. Né dans les années 1950 en Californie, il permet aux surfeurs de trouver les sensations sur le bitume. Les premières planches ne sont alors que de simples morceaux de bois brut montés sur des roulettes de patins. L’esthétique n’a aucune importance, seule la sensation compte. Tout bascule entre les années 1970 et 1980 avec l’explosion de la culture skate. L’objet devient un symbole identitaire fort pour toute une génération rebelle. Les marques commencent à décorer le dessous des planches avec des illustrations inspirées de la bande dessinée underground ou des logos de groupes de punk rock. Le skateboard s’affirme comme un support d’expression urbain autonome.
La reconnaissance des galeries et le triomphe du design
Le monde de l’art contemporain s’est emparé de ce support unique au format vertical si particulier. Des figures du Pop Art comme Andy Warhol se sont pris au jeu. En effet, le skateboard offre une surface en bois lisse idéale pour accueillir des sérigraphies et des textures innovantes. Sa forme tridimensionnelle, avec ses extrémités relevées, en fait une sculpture moderne à part entière.
Aujourd’hui, l’acquisition de ces planches haut de gamme répond à une logique de collectionneur. On n’achète plus un skate uniquement pour arpenter les skateparks, mais pour l’exposer fièrement sur les murs de son salon. En associant la culture populaire de la glisse à la haute spéculation du marché de l’art, le skateboard a gagné ses lettres de noblesse dans l’histoire du design.
De la contre-culture californienne à l’émancipation graphique
c’est trés beau je vais attendre ton prochain article avec impatiance
Comments are closed.