Home MASTERPIECE L’esprit facétieux de François Morellet illumine le musée du Louvre

L’esprit facétieux de François Morellet illumine le musée du Louvre

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Les tests de lumière sont parfaitement réussis pour François Morellet. Le précurseur du minimalisme signe une installation magistrale au musée du Louvre. Intitulée « L’esprit d’escalier », cette œuvre déploie de superbes vitraux lumineux dans l’aile nord Richelieu. L’installation relie désormais de façon magistrale les départements des Sculptures, des Peintures des écoles du Nord et des Objets d’art.

Un défi lumineux pour un escalier historique

Ce projet comble un vide architectural historique qui remonte au Second Empire. En 1852, les baies et les oculi de ce lieu atypique et sombre avaient été pensés pour recevoir une lumière artificielle. Malheureusement, ce système initial n’avait jamais été installé, laissant l’endroit dans la pénombre. Désormais, une lumière blanche et intense transperce enfin l’escalier Lefuel de part en part.

vitraux_morellet.jpgL’art contemporain fait sourire l’architecture du Louvre

À 84 ans, François Morellet prouve qu’il n’a rien perdu de son image décalée et presque facétieuse. Pour convaincre les responsables du plus prestigieux musée du monde, l’artiste avait utilisé une formule audacieuse en leur proposant de faire sourire leur architecture. Le résultat bouscule le classicisme de bon aloi auquel le visiteur du Louvre est habituellement habitué. La création contemporaine s’impose ici avec force et subtilité.

La géométrie du vitrail bousculée avec malice

L’œuvre surprend par son apparente simplicité, mais elle cache une vraie complexité technique. Tout en respectant à la lettre l’esprit de la ferronnerie d’origine, François Morellet a choisi de désaxer les lignes géométriques élégantes de ses vitraux. L’artiste avoue avoir introduit un désordre discret et absurde pour faire sourire les visiteurs les plus attentifs, sans pour autant faire trébucher les autres.

Un contraste de verre pour une œuvre pérenne

Ce décalage visuel devient pleinement lisible grâce au choix minutieux de deux verres de nature différente. L’installation associe ainsi le verre opale et le verre incolore diffusant pour jouer avec les reflets. Cette œuvre pérenne a été réalisée par les prestigieux Ateliers Loire de Chartres. Le projet s’inscrit dans le cadre d’une commande publique d’une valeur de 450 000 euros.

5 COMMENTS

  1. l art du vitraille a pour but d dévoquer d inspirer belle oeuvre sur la relativité des perceptions de la vérité !

  2. C’est à la fois calé et ‘décaféiné’, je me comprends, donc ‘décalé’.
    CQFD pour ‘Les vitraux décalés de François Morellet au Louvre’

  3. Pour les vitraux,il faut lever le nez….pareil en Gare de l’Est,salle des pas perdus,côté quais:de magnifiques clichés de faune et de flore,sur bâches,par Pascal Bourguignon,Stéphane Hette et David Meier.Avant le voyage,ça vaut le coup d’oeil.

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