Qu’est-ce que le Kintsugi coréen de Sookyung Yee ? Le Kintsugi coréen de Sookyung Yee est une démarche artistique contemporaine qui sublime la porcelaine brisée. L’artiste assemble des fragments de céramique blanche avec de l’or pur. Cette technique s’inspire d’une blessure historique et poétique. Elle transforme des morceaux cassés en œuvres d’art uniques et précieuses.
Sookyung Yee à l’Espace Louis Vuitton : l’or et la fêlure
L’Espace Louis Vuitton met en lumière l’avant-garde coréenne. À cette occasion, l’artiste Sookyung Yee, âgée de 45 ans, expose ses sculptures surprenantes. Son travail repose sur un jeu de mots subtil. En effet, le terme coréen « Geum » possède une double signification essentielle : Il désigne le métal précieux, l’or. Il signifie également la fendre ou la fêlure. Par conséquent, l’artiste choisit l’or pour lier les morceaux de porcelaine. Ce matériau traditionnel guérit visuellement les cassures.
Une œuvre inspirée par la poésie et l’histoire
L’exposition puise sa source dans la littérature coréenne. Sookyung Yee s’inspire du poème White Ceramic Lady (1946) de Sangok Kim. Pour ce poète, la porcelaine incarne un objet parfait et raffiné. De plus, la porcelaine blanche de Chosun possède une beauté inégalée. Elle joue un rôle fondateur dans l’imaginaire de la Corée. Cependant, cette perfection a causé de grands drames par le passé. Au XVIe siècle, la splendeur de cette céramique a provoqué l’invasion japonaise. Durant cette guerre, le Japon a déporté de force les maîtres céramistes coréens.
Réparer les traumatismes du passé
Aujourd’hui encore, ce passé reste douloureux pour la Corée. Les artistes déportés ont dû exercer leur art loin de leur patrie. À travers ses sculptures cousues d’or, Sookyung Yee tente un travail de reconstitution inédit. Elle panse les plaies de l’histoire collective. Chaque fêlure dorée devient alors un symbole de résilience et de mémoire. Ne manquez pas cette exposition captivante à l’Espace Louis Vuitton.
Alexia,
Dans votre blog, vous restez calée en général à l’effet événementiel qui part des institutions, et comme une bonne élève, vous médiatisez les évènements artistiques qui font l’actualité. Ce procédé de ladite”critique” journalistique pose quand même des problèmes insolubles. Et j’aimerai bien que vous justifiez davantage sur ce point.
Je crois que vous n’abordez pas l’art contemporain sous son aspect politique, ce qui semble constituer le nœud du problème. Car en rester au mode esthétique et sensible est mépriser, quand ce n’est pas trahir l’histoire de l’art du siècle précédent. Si vous discutez cet histoire, on aimerait donc savoir ce que vous détestez.
Car le sens de l’art contemporain aujourd’hui est éminemment de trouver la tension entre ce qui est possible de représenter, de présenter, et de ce qui est interdit de faire. Les lieux de l’art, les musées, sont les endroits les plus permissifs pour expérimenter cela. C’est pourquoi j’aimerai que vous me répondiez là-dessus, et je ne vous fais pas un procès d’opinion.
1/ Si cette œuvre n’avait pas été présentée à l’espace Vuitton, est-ce que vous en auriez parlé?
2/ Pourquoi ne pas chercher par vous même ce qui vous apparaît comme étant de l’art?
3/ Qu’est-ce que vous détestez en art?
Cordialement
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