Qui sont les guerriers de Xi’an ? Les guerriers de Xi’an forment une armée de soldats en terre cuite grandeur nature. Découverte en 1974, cette garde d’honneur protège le tombeau de l’empereur Qin (259-210 av. J.-C.), fondateur de la Chine. Sculptées à échelle humaine jusqu’à 1,70 mètre, ces statues mythiques représentent des chefs d’armée, des archers et des fantassins enterrés avec leurs chevaux pour l’éternité.
Des sentinelles de l’empereur Qin à la Pinacothèque
Une dizaine de Guerriers de Xi’an ont fait le voyage de Pékin jusqu’à Paris. La Pinacothèque accueille ces chefs-d’œuvre pour une exposition exclusive. Ces pièces sont les rescapées d’une armée monumentale. À l’origine, le dispositif comptait hommes façonnés en terre cuite. Ils veillaient sur le tombeau de l’empereur Qin. Ce souverain historique a fondé la Chine et commandé la Grande Muraille. Des agriculteurs ont découvert ce trésor par hasard en 1974. Le site s’étend sur un tumulus de plusieurs hectares dans le Nord-Ouest de la Chine.
Un face-à-face intime à échelle humaine
Sur place, les sculptures impressionnent par leur réalisme. Elles sont façonnées à échelle humaine. Certains fantassins atteignent 1,70 mètre de hauteur. Les visiteurs croisent le regard de chefs d’armée et d’archers. Ces figures mythiques attendent le public, immobiles et impassibles. Elles incarnaient une armée protectrice imaginaire pour l’au-delà. Le face-à-face met en valeur la précision du travail des artisans de l’époque. Chaque visage possède des traits uniques.
Le défi de la mise en scène : l’effet de masse perdu
L’exposition parisienne choisit une approche intimiste. Ce parti pris esthétique présente toutefois une limite. En isolant les pièces, la scénographie fait perdre la force de masse originelle de l’œuvre. Le regret de l’exposition : Le parcours manque de perspective. Le visiteur peine à imaginer l’immensité des fouilles gigantesques, qui sont d’ailleurs toujours en activité en Chine.
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