Imaginez marcher tranquillement dans une rue piétonne et vous retrouver soudainement face à un précipice glacé, une crevasse monumentale semblant percer la Terre jusqu’à ses entrailles polaires. C’est l’expérience vertigineuse qu’a vécue le public irlandais lors du Festival of World Culture. L’artiste allemand Edgar Müller a métamorphosé une artère de Dun Laoghaire en une œuvre d’art tridimensionnelle saisissante de réalisme. Ce projet titanesque a bénéficié du soutien majeur du Goethe Institute, permettant la concrétisation d’une prouesse technique et visuelle hors norme.
Une prouesse technique entre héritage classique et modernité numérique
Sur le plan de la méthode, l’anamorphose n’est pas une nouveauté puisque les maîtres de la Renaissance maîtrisaient déjà parfaitement ces lois de la perspective. Cependant, Edgar Müller transpose cet héritage classique dans l’ère moderne en sortant l’art des musées pour l’offrir directement aux passants. L’une des forces majeures de cette performance réside également dans sa documentation. L’intégralité du processus créatif a été filmée en accéléré, permettant à cette œuvre éphémère de conquérir le monde numérique et de devenir virale bien au-delà des frontières irlandaises.
Un maître de l’illusion parmi les géants du street art
Dans le paysage contemporain du street art, Edgar Müller occupe une place singulière aux côtés des plus grands maîtres de l’illusionnisme urbain. Alors que des artistes comme Banksy ou JR utilisent les murs pour transmettre des messages politiques et sociaux, Müller s’inscrit plutôt dans la lignée d’un Kurt Wenner ou d’un Julian Beever. Ces pionniers de la peinture 3D sur chaussée partagent un objectif commun qui est de briser la monotonie des infrastructures citadines par le biais du fantastique. Par son approche, Müller ne se contente pas de décorer l’espace public, il redéfinit notre rapport à l’environnement urbain en transformant le passant passif en un acteur à part entière de l’œuvre.

La vidéo est intéressante pour le ‘work in progress’ de l’oeuvre. Par contre, on aimerait que le cadre change, voir cette oeuvre sous plusieurs points de vue afin de saisir encore plus le travail autour du trompe-l’oeil, et dans son ensemble. Mais bon, ils ne veulent peut-être garder qu’un point de vue, comme pour un Georges Rousse ou un Felice Varini.
Tout ce bleu me donne envie de plonger, pour rejoindre Adjani et son petit pull marine au fond de la piscine, sur ‘Le Grand Bleu’ d’Eric Serra-Besson, via un Bigger Splash façon Hockney.
c est vraiment super je vois cela sur la route je freine a mort
ta g
tttttttttttttttaggggggggggggggggggggeulllll nike les profs !
ezf
fuck you
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