L’Espace Beaujon à Paris accueille l’univers vibrant d’Éric Turlot sous le commissariat de Véronique Spahis. Dans sa série « Vibrations urbaines », axée sur Paris et New York, l’artiste fait fusionner architecture, lumière et mouvement autour d’une passion centrale : le jazz. Peintre et technicien du son, il capture l’énergie de la ville et la traduit en rythmes visuels. Jusqu’au 10 octobre 2026.
Ancien élève de Duperré et des Beaux-Arts de Paris, Éric Turlot a dirigé la création dans plusieurs agences parisiennes pendant trois décennies (1975–2005). De ce parcours, il conserve le sens aigu du cadrage, de la couleur et de la composition. Si Paris demeure son terrain de jeu privilégié, New York et Tokyo nourrissent également ses toiles. Depuis son atelier normand, il réinvente la lumière dans une filiation assumée avec les impressionnistes, un travail salué par la médaille d’argent d’Arts-Sciences-Lettres et la médaille d’or du mérite.
Dans le sillage de Kandinsky et Klee… Éric Turlot s’inscrit dans la grande tradition de la synesthésie. À l’image de Kandinsky pour qui couleurs et formes répondaient aux timbres musicaux, Éric Turlot pense le tableau comme une partition faite de cadence et de construction. Pour ses paysages urbains, c’est le jazz qui accompagne le geste pictural. La peinture devient une forme d’improvisation : les touches répondent aux autres, les lignes installent un rythme, les contrastes jouent le rôle de syncopes et les lumières créent des accents. Il y a dans les atmosphères d’Éric Turlot quelque chose de la chanson de Nougaro : la ville nocturne, les néons, le cinéma, les silhouettes et le jazz.
> Le site de l’artiste https://eric-turlot.fr
« Vibrations urbaines » Éric Turlot
Du 23 septembre au 10 octobre 2026
Espace Beaujon, 208 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Du lundi au vendredi de 10 h à 19 h, samedi de 10 h à 17 h