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accès)s( 2020, le festival d’art numérique fête ses 20 ans

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Le festival accès)s( célèbre sa 20e édition à Pau et en ligne jusqu’au 12 décembre 2020. Sous la direction de Jean-Jacques Gay et Thomas Cheneseau, l’événement explore le « melting point ». Cette thématique interroge le point de fusion entre l’humain et la machine à travers l’art numérique.

Qu’est-ce que le « Melting Point » du festival accès)s( ?

Le « melting point » désigne le passage d’un état solide à un état liquide. Pour cette édition anniversaire, le festival questionne notre relation aux technologies. Sommes-nous arrivés à un point de fusion avec la machine ? Le programme propose un bilan d’un internet hybride. Vous y découvrirez : Des créations de technologie électro-cybernétique. Des narrations interactives et du net art. Des œuvres de Glitch art et des communautés virtuelles.

Anne Horel : l’oracle des réseaux sociaux

L’artiste Anne Horel explore l’espace social digital. Son œuvre se présente comme un collage géant sur des cimaises. Ce dispositif fonctionne comme un filtre QR code. Une fois scanné, il renvoie le visiteur vers une animation sur Instagram. Depuis 2009, Anne Horel, travaille sur la notion d’avatar. Elle analyse la différence entre le soi physique et le soi médiatisé. Son parcours va de l’écriture de chansons via Facebook jusqu’au succès sur l’application Vine.

Agnès de Cayeux et Laura Mannelli : l’hybridation rituelle

L’œuvre « Les Cyborgiennes » présente trois sculptures connectées en forme de vasques. Ces objets ancestraux renferment un galet technologique relié à des enceintes. Les artistes y lisent des extraits de textes de science-fiction. Agnès de Cayeux et Laura Mannelli placent leur travail sous le signe de l’étrangeté. Pour elles, les machines n’ont pas encore appris à oublier. Cette installation illustre parfaitement la fusion entre rite ancien et futur numérique.

Samuel Bianchini : La main du marché financier

L’œuvre en ligne Visible Hand utilise l’art ASCII pour représenter une main. Cette image se compose de caractères typographiques dynamiques. Les lettres et chiffres évoluent en temps réel selon les indices boursiers mondiaux. La main s’anime en fonction du volume des transactions financières. Elle semble lutter pour rester visible entre le flux numérique et la réalité économique. Ici, le moindre geste boursier devient un signe artistique.

EXPOSITION VIRTUELLE
20 oeuvres historiques web narratives
JODI, Claude Closky, Rafael Rozendaal, Nicolas Frespech, Martine Neddam, Emilie Gervais & Félix Magal, Jankenpopp & Zombectro, Reynald Drouhin, Olia Lialina, Faith Holland, Jan Robert Leegte, LaTurbo Avedon, Zach Lieberman, Cornelia Sollfrank, Andy Picci, Miltos Manetas, Constant Dullaart, Françoise Gamma, Ivan Argote, Amalia Ulman.
xx.acces-s.org

Forum Entreprendre dans la Culture 2020 : le guide de l’édition 100% digitale

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La 6e édition du Forum Entreprendre dans la Culture se réinvente. Face à la crise sanitaire, le ministère de la Culture transforme ce rendez-vous incontournable en un événement 100% digital. Du 19 au 23 octobre 2020, les professionnels et porteurs de projets bénéficient d’un programme riche pour dynamiser leurs activités.

Un programme interactif et varié depuis le CND

L’événement s’installe virtuellement au Centre national de la danse (CND). Pour cette édition spéciale, l’organisation mise sur l’accessibilité et le partage de connaissances à distance. Au programme, 32 webinaires thématiques, 18 ateliers pratiques pour les entrepreneurs, 13 tables rondes diffusées en direct.

Zoom sur le secteur de la musique et l’innovation

Si tous les secteurs culturels sont représentés, la musique bénéficie d’un focus particulier cette année. Parmi les temps forts, le site CultureLink diffuse une rencontre majeure : la restitution de l’enquête « musique et innovation » de l’IRMA. Plus de 70 intervenants experts partagent leurs visions. Ils apportent des solutions concrètes pour s’adapter aux mutations actuelles du marché de l’art et du divertissement.

Comment participer et suivre le forum ?

Le ministère de la Culture a lancé une vaste campagne sur les réseaux sociaux. L’objectif est de mobiliser une large communauté d’acteurs culturels malgré la distance physique. Le conseil pratique : Pour ne rien manquer des échanges et poser vos questions, utilisez le mot-dièse officiel #EntreprendreCulture. Toutes les rencontres sont accessibles en ligne. Cela permet aux porteurs de projet de bénéficier de conseils stratégiques directement depuis chez eux. Profitez de cette opportunité unique pour networker et développer vos compétences numériques.

Découvrez le programme détaillé, et inscrivez-vous :

> forumentreprendreculture.fr

Artistes à la une : 26 artistes femmes inspirantes à l’honneur

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Copyright : Prune Nourry – Fanta Diakité_ Artistes à la une

Après une collaboration avec le quotidien Libération en 2015, le magazine Vogue en 2019, la 3ième édition de « Artistes à la une » se fait en collaboration avec Madame Figaro. Le magazine célèbre en 2020 ses 40 ans. David-Hervé Boutin, initiateur et concepteur du projet, a réuni 26 artistes femmes à qui il a donné carte blanche pour concevoir une couverture du magazine faisant figurer le portrait d’une femme inspirante.

  • Une exposition : Les 26 portraits sont exposés à la Monnaie de Paris du 6 novembre au 13 décembre.
  • Une vente caritative : La maison de ventes Artcurial se joint au projet en organisant, du 5 au 11 novembre 2020, la vente des œuvres sur son site afin que chacun puisse enchérir online.
  • Une édition : Avec la même générosité, la plupart des artistes ont donné leur accord pour que leur œuvre fasse l’objet de l’édition d’une estampe de haute qualité, format 70 x 50 cm, au tirage limité entre 20 et 100 exemplaires, signés et numérotés. Ces estampes seront en vente sur place à La Monnaie de Paris et sur le site www.togeth-her.com



Les portraits de 26 femmes inspirantes par

  • Adel Abdessemed (Franco-berbere) – Golshifteh Farahani
  • Giulia Andreani (Italie) – Chimamanda Ngozi Adichie
  • Jules de Balincourt (US) – Kamala Harris
  • Lee Bae (Corée du Sud) – Eun Sun kim
  • Abdelkader Benchamma (Fr) – Jane Campion
  • Tifany Bouelle – (Japon) – Claire Nouvian
  • Jeremy Demester (Fr) – Cynthia Fleury
  • Laurent Grasso (Fr) – Carole Bouquet
  • Eva Jospin (Fr) – Svetlana Alexievitch
  • Friedrich Kunath (Allemagne) – Joni Mitchel
  • Alexandre Lenoir (Fr) – hommage aux femmes
  • Claude Lévèque (Fr) – Catherine Deneuve
  • Thomas Levy-Lasnes (Fr) – Eva Bester
  • Inès Longevial (Fr) – Alexandria Ocasio-Cortez
  • Olivier Masmonteil (Fr) – Salma Hayek
  • Charoula Nikolaidou (Grece) – Amal Clooney
  • Prune Nourry (Fr) – Fanta Diakité
  • Hom Nguyen (Fr) – Penélope Cruz
  • Jean-Michel Othoniel (Fr) – Charlène de Monaco
  • Mouna Rebeiz (Liban) – Fairuz
  • Bahar Sabzevari (Iran) – Marjane Satrapi
  • Nedko Solakov (Bulgarie) – Julianne Moore
  • Ida Tursic & Wilfried Mille (Fr) – Vivienne Westwood • Andrea Tyrimos (UK) – Adwoa Aboah
  • Thu Van Tran (Vietnam) – Dong Thu Hong
  • Joana Vasconcelos (Portugal) – Stella McCartney


Les causes soutenues :
Paris Tout Ptits, La maison des femmes du 93, Fonds de soutien pour les beaux-arts de Paris-Via Ferrata, Elise Care, Clubhouse France, Bloom, Association Safe World Peace pour le Liban, la Croix-Rouge monégasque, IFAW, La Voix de l’Enfant, Atoke, Refugio Aboim Ascensão, l’Institut national des jeunes aveugles (INJA), la Fondation GoodPlanet, la Federation GAMS, Belle & Bien.

A suivre sur Instagram @togeth_her
Plus d’infos sur le site www.togeth-her.com

L’éternité au coeur de la Biennale des imaginaires numériques

A la Friche de Mai à Marseille et dans la ville d’Aix-en-Provence, les artistes du numérique livrent leur vision de l’éternité, du 12 novembre 2020 au 17 janvier 2021. L’île de Taïwan est le pays invité d’honneur avec onze talents émergents du Taiwan Contemporary Culture Lab (C-LAB). Des installations monumentales et des expériences collectives dans l’espace public. Des parcours liant spectacles, concerts et ouvertures d’expositions dans le centre aixois et marseillais.

> Découvrez le programme Chroniques

Singing Chen – Installation et réalité virtuelle

À Marseille, l’incroyable invasion d’Invader

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L’artiste mondialement reconnu Invader marque l’histoire de l’art urbain à Marseille. Invité par le designer Ora Ito, il devient le huitième créateur à investir le MAMO. Ce centre d’art se situe sur le toit-terrasse de la Cité Radieuse, l’œuvre iconique de Le Corbusier. Jusqu’au 11 novembre 2020, cette exposition propose une immersion totale entre architecture brutaliste et mosaïques pixelisées. 

La conquête stratégique du toit-terrasse du Corbusier

L’artiste masqué réalise enfin son rêve : envahir la cité phocéenne. Pour ce projet ambitieux, le MAMO devient sa base arrière opérationnelle. Le lieu sert à la fois d’atelier de création et de point d’irradiation pour sa conquête artistique. Depuis ce belvédère unique, Invader déploie une énergie créative qui se diffuse dans chaque quartier. L’exposition au dernier étage de l’Unité d’Habitation rend un hommage vibrant à l’esprit du Corbusier. Dans l’ancien gymnase, l’art in situ prend tout son sens. On y découvre notamment une mosaïque monumentale de près de quatre mètres de haut. Trônant face à la mer, elle affiche fièrement le slogan programmatique : « I Invade MARS ».

L’acupuncture urbaine : 96 mosaïques semées dans Marseille

L’invasion ne s’arrête pas aux murs du centre d’art. Fidèle à son concept d’acupuncture urbaine, le street-artist a disséminé 96 mosaïques à travers la ville en seulement quinze jours. Chaque œuvre est pensée pour entrer en résonance avec son environnement immédiat. Invader joue avec les symboles locaux et les calembours visuels. Par exemple, il a installé un ordinateur Macintosh de première génération au pied du Musée d’Art Contemporain (MAC). Cette approche permet de redécouvrir le patrimoine marseillais sous un angle ludique et contemporain. L’artiste explore le territoire pour offrir une expérience culturelle gratuite et accessible à tous les passants.

Une balade artistique connectée pour les flasheurs de pixels

Pour Ora Ito, cette collaboration célèbre la philosophie du MAMO : un lieu ouvert et philanthrope. En cette période de post-confinement, l’exposition offre une occasion rare de vivre l’art en plein air. La ville devient un terrain de jeu géant pour les amateurs de mosaïques et de photographie. Les visiteurs peuvent suivre cette piste artistique à l’aide de leur smartphone. Pour une expérience plus traditionnelle, une carte collector intitulée « Planète invasion Marseille » est disponible à la librairie du MAMO. Vendue au prix de 10 euros, cette 26ème carte d’invasion permet de localiser précisément chaque pièce. C’est l’outil indispensable pour réussir votre parcours et valider vos scores sur l’application officielle de l’artiste.

> https://mamo.fr/

FAQ Invader : Tout savoir sur le maître du Street Art mosaïque

1. Qui est l’artiste Invader ?

Invader (né en 1969) est un artiste de rue français de renommée mondiale, célèbre pour ses mosaïques de carrelage inspirées du pixel art. Bien que son identité civile soit souvent associée au nom de Franck Slama, il travaille de manière anonyme, apparaissant toujours masqué ou pixelisé pour préserver sa liberté d’action dans l’espace public.

2. Quel est le but de ses mosaïques « Space Invaders » ?

Son projet, lancé en 1998, s’appelle « L’Invasion ». L’objectif est de « libérer » les personnages de jeux vidéo des années 70-80 (comme Space Invaders ou Pac-Man) de leurs écrans pour les propager sur les murs des villes. C’est une démarche artistique visant à transformer l’espace urbain en un immense musée à ciel ouvert accessible à tous.

3. Combien d’œuvres Invader a-t-il installées dans le monde ?

En 2026, on compte plus de 4 500 mosaïques (appelées « Space Invaders ») réparties dans environ 80 villes à travers le monde. Chaque pièce est unique et répertoriée par l’artiste. Paris reste la ville la plus « envahie », mais ses œuvres sont présentes de New York à Tokyo, et même à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS).

4. Comment fonctionne l’application FlashInvaders ?

FlashInvaders est le jeu de réalité augmentée officiel créé par l’artiste. Le principe est simple : Repérez une mosaïque originale dans la rue. Flashez-la (photographiez-la) via l’application. Gagnez des points (entre 10 et 100 par œuvre) si la pièce est authentifiée par géolocalisation. L’application permet aux fans de participer activement à « l’invasion » et de suivre leur classement mondial.

5. Pourquoi les œuvres d’Invader sont-elles si précieuses ?

Bien qu’installées illégalement à l’origine, les mosaïques d’Invader sont devenues des icônes de l’art contemporain. Sur le marché de l’art, ses pièces de galerie (comme ses « Rubikcubist » ou ses guides d’invasion) s’arrachent pour des centaines de milliers d’euros. Cette valeur marchande pousse malheureusement certains « pilleurs » à tenter de décoller les mosaïques des murs, bien que l’artiste utilise désormais des matériaux ultra-résistants qui se brisent en cas de tentative de vol.

Hervé Télémaque : l’œuvre « À façon, l’heure » à la Galerie d’Arcueil

L’œuvre « À façon, l’heure » (2020) d’Hervé Télémaque naît dans l’intimité de son atelier de Villejuif. La Galerie Municipale d’Arcueil présente ce tableau du 25 septembre au 24 octobre 2020. Cette création dialogue avec le travail d’Olivier Peyronnet durant toute l’exposition.

Hervé Télémaque – « A façon l’heure » (2020) Photo Alexia Guggémos

Comment saisir la mesure du temps ?

Hervé Télémaque tente ici de construire le châssis d’une mémoire heureuse. L’artiste utilise une horloge pour faire le tour des choses. Un violet fluent domine la composition et échappe au registre religieux. Cette couleur tend vers un vieux rose à la fois tendre et chanceux. Le relief se tient debout à la verticale dans l’espace. Cette pièce d’harmonie assemble des morceaux de contreplaqué nourris de pigments et de marc de café. Les formes possèdent des rondeurs pour noyer le contour des occurrences.

La structure du temps et de la mémoire

Pour l’artiste, le temps ne se confond pas avec la vitesse ou le vieillissement. Il s’agit plutôt d’une succession d’événements qui remplissent l’histoire des hommes. Le cofondateur de la Figuration narrative livre ici un récit lucide. Une force fatidique s’exprime à travers des tensions aiguës. On observe une similitude avec « L’Armoire rose », œuvre majeure de 1973. Ce coffre ancien laissait jaillir des objets jaunes sur un fond rose clair. Il contenait le secret du corps et les souvenirs dont on ne peut se défaire. Cinquante ans plus tard, l’abstraction domine désormais le travail de Télémaque.

Le marc de café : une matière introspective

Le marc de café occupe une place centrale dans cette nouvelle recherche. Hervé Télémaque explique que le marc de café est une nuit. Il utilise cette poudre sombre pour imprégner ses « objets maigres ». Cette technique apparaît après un séjour à Haïti, son pays natal. Son travail devient alors plus introspectif et explore les atmosphères de son enfance. On y retrouve la magie des rues et la mélodie métallique du tam-tam. Dans « À façon, l’heure », le marc de café féconde le hasard.

Une philosophie de l’instant et de la mutation

L’artiste rejoint la pensée de Jankélévitch pour qui le temps est mutation. Il façonne un devenir intangible entre l’être et le non-être. Sa création suit une polyrythmie faite de strates émotionnelles et de moments inspirés. Il capte ainsi les saillies d’une éternité à travers des signes évasifs. Cette œuvre ultime témoigne d’une conscience aux aguets, capable de transformer la matière brute en une poésie universelle.