Nacht II est un projet musical dans lequel dialoguent des voix multiples.
La Gaîté Lyrique à Paris a accueilli Oscillo, le 23 avril 2026, un concert audiovisuel novateur. Co-programmé par Franck Vigroux et Futurs Proches, l’événement a réuni quatre performances expérimentales. Ce live a exploré les frontières entre musiques électroniques, art numérique et chant lyrique.
Le projet Nacht II : un contraste sonore saisissant
La soirée a débuté avec Nacht II, une œuvre collaborative d’Antoine Schmitt, Franck Vigroux et Loïc Varanguien de Villepin. Cette performance mélange les chants religieux, le hard rock et le métal extrême. Le groupe utilise la technique vocale du « growl » pour saturer le son de manière organique. Ces voix gutturales dialoguent avec des visuels géométriques générés en temps réel. Le spectacle oppose la pureté de la Renaissance aux textures électroniques modernes.
L’exploration du rythme et de la 4ème dimension
Camilla Pisani a ensuite présenté une prestation mêlant images d’archives et lignes abstraites. Sa musique alterne entre structures percutantes et moments de flottement atmosphérique. À sa suite, Abul Mogard et Rafael Anton Irisarri ont proposé une expérience en « quatre dimensions ». Ce concept intègre la temporalité et l’interaction directe avec l’environnement. Irisarri utilise notamment un archet sur sa guitare pour créer des nappes sonores minimalistes et infinies.
The Inhabitants : une clôture dystopique
Franck Vigroux a clôturé la soirée avec son live intitulé The Inhabitants. Cette œuvre plonge le spectateur dans un univers cauchemardesque peuplé de créatures hybrides. Le son des marteaux-piqueurs et des sirènes s’accorde aux mouvements saccadés à l’écran. Cette performance s’inspire du court-métrage éponyme d’Artavazd Pelechian réalisé en 1970. Vigroux y ajoute une dimension dystopique marquante pour souligner l’urgence et la destruction.