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Le Louvre et Snapchat : la réalité augmentée au service de l’art

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Plusieurs messages cachés dans "Le portrait d’Anne de Clèves" par Hans Holbein le Jeune © 2026 musée du Louvre / Nicolas Bousser

À votre smartphone ! Le Musée du Louvre s’associe à Snapchat pour transformer la médiation culturelle. 6 chefs-d’œuvre se dévoilent grâce à la réalité augmentée. Les visiteurs visualisent ainsi instantanément les éléments secrets ou manquants.

Une immersion interactive au cœur des collections

Le projet « Les illustres inconnus du Louvre » propose des explications interactives. En scannant un QR code, les visiteurs accèdent à des animations en réalité augmentée. On peut ainsi admirer les couleurs originelles de la Korè de Samos. Cette technologie permet aussi de reconstituer la partie manquante du Buste d’Akhenaton. L’AR Studio de Snap a conçu ces expériences avec les conservateurs du musée.

Une stratégie pour séduire les jeunes générations

Le Louvre souhaite attirer un public plus jeune, notamment les 13-22 ans. Le musée utilise les réseaux sociaux pour moderniser son image internationale. Des icônes comme Beyoncé ou Léna Situations participent déjà à ce rayonnement médiatique. En 2018, le clip de Beyoncé avait boosté la fréquentation de 25 %. Il avait aussi séduit les visiteurs américains. Snapchat devient désormais un outil privilégié pour promouvoir les collections nationales.

L’histoire retrouvée grâce au numérique

La réalité augmentée redonne vie à des œuvres marquées par l’Histoire de France. Dans la Cour Puget, Les Captifs de Martin Desjardins bénéficient d’une reconstruction virtuelle. Ce monument de 1686 représentait initialement Louis XIV avant d’être démantelé à la Révolution. Les visiteurs peuvent désormais visualiser l’ensemble de la statue haute de cinq mètres. Ce dispositif numérique facilite grandement la compréhension des symboles de notre passé.

Un succès retentissant auprès des digital natives

L’adhésion des jeunes visiteurs confirme la pertinence de ce virage numérique au sein du palais. Cette approche ludique brise les barrières entre l’art classique et la culture contemporaine. Lucas, étudiant en design de 19 ans, témoigne de cet engouement : « Voir la statue se reconstruire sur mon écran rend l’histoire beaucoup plus concrète et fun ». Le Louvre réussit ainsi son pari en transformant l’observation passive en une véritable aventure technologique.

Les visiteurs sont ainsi invités à vivre une expérience inédite autour de six chefs-d’œuvre issus des collections du musée dans six départements :

  • Le code de Hammurabi, qui rassemble près de deux cent quatre-vingts décisions de justice rendues par Hammurabi, roi de Babylone au XVIIIe siècle avant Jésus-Christ. Aile Richelieu, niveau 0, salle 227
  • Le buste d’Akhenaton, situé à l’origine dans le temple de Karnak et représentant l’illustre Pharaon Aménophis IV, plus connu sous le nom d’Akhenaton. Aile Sully, niveau 1, salle 638
  • Le portrait d’Anne de Clèves, princesse allemande du XVIe siècle peinte par Hans Holbein le Jeune. Aile Richelieu, niveau 2, salle 80
  • La Korè de Samos, offerte à la déesse Héra dans son sanctuaire de l’île de Samos. Aile Denon, niveau –1, salle 170
  • Les Quatre captifs qui entouraient autrefois le piédestal de la statue de Louis XIV – fondue à la Révolution, sur la place des Victoires à Paris. Aile Richelieu, niveau 1, salle 105
  • Un bassin ovale à décor de « rustiques figulines », illustrant l’inventivité de la production de Bernard Palissy, maître céramiste à Paris milieu du XVIe siècle. Aile Richelieu, niveau 1, salle 507