Excavation d’un bunker, monuments désaffectés, habitats sociaux en déliquescence… Le Français Cyprien Gaillard, 30 ans, est sans doute l’héritier des artistes du Land Art, maniant la vidéo pour rendre les paysages ou les mises en scène qui témoignent pour lui des idéaux en ruine du modernisme. Une ode sinistre aux utopies perdues. J’ai eu l’occasion de rencontrer Cyprien lundi 18 octobre à l’hôtel Méridien à Paris où il était invité par le critique Jérôme Sans dans le cadre des rendez-vous artistiques organisés par la chaîne hotelière de luxe. Il confiait volontiers que Robert Smithson ou Gordon Matta-Clark étaient en quelque sorte ses maîtres.














