Le photographe belge Anthony Asael a reçu le Grand Prix du Festival du sourire 2009. La cĂ©lèbre photographe Sabine Weiss lui a remis cette rĂ©compense Ă la Maison EuropĂ©enne de la Photographie. Ce prix couronne la plus belle expression parmi plus de 3 500 clichĂ©s. En effet, ce concours s’est dĂ©roulĂ© sur Internet et dans les voitures iDTGV en novembre, avec le soutien de Kodak.
Qui est Anthony Asael ?
Anthony Asael est un grand globe-trotter. Il a fondĂ© l’association “Art in All of Us” en 2004. Cette structure sensibilise les enfants dĂ©munis Ă l’art sous toutes ses formes. C’est lors d’une mission au Congo qu’il a pris la photo gagnante. De ses voyages, il a tirĂ© un livre magnifique. Vous pouvez d’ailleurs le commander sur le site officiel de l’association. Sabine Weiss a dĂ©clarĂ© : “Ces sourires sont une ode Ă la vie”. DĂ©couvrez notre rencontre avec ce photographe humaniste.
Interview d’Anthony Asael : les coulisses du Festival du sourire
Vous gagnez le Festival du sourire 2009. Dans quel contexte avez-vous pris cette photo ?
Anthony Asael : J’ai pris ce clichĂ© pendant les ateliers de “Art in All of Us” au Congo. Nous enseignions la photo crĂ©ative dans une Ă©cole de la banlieue de Brazzaville. Les Ă©lèves avaient entre 9 et 10 ans. Ils apprenaient Ă manier un appareil pour exprimer des idĂ©es.
Ce jour-lĂ , le thème portait sur les rĂŞves. Il Ă©tait midi. J’ai donc demandĂ© aux enfants de s’imaginer douze heures plus tard. C’est pourquoi chacun d’eux s’est mis Ă regarder une Ă©toile imaginaire dans le ciel.
La mission humanitaire de l’association “Art in All of Us”
Quelle est la vĂ©ritable vocation de “Art in All of Us” ?
Anthony Asael : J’ai cofondĂ© cette association il y a 5 ans avec Stephanie Rabemiafara. Notre structure promeut la tolĂ©rance et les Ă©changes culturels dans les Ă©coles du monde. Pour cela, nous organisons des ateliers crĂ©atifs.
Plusieurs organisations majeures nous soutiennent, comme l’UNICEF ou SOS Villages Enfants. De plus, nous bĂ©nĂ©ficions de l’aide indispensable de 400 volontaires. Grâce Ă ce rĂ©seau, nos activitĂ©s artistiques ont dĂ©jĂ touchĂ© 18 400 enfants. Cela reprĂ©sente 300 Ă©coles rĂ©parties dans 192 pays.
La philosophie du sourire Ă travers la photographie
Comment le sourire s’est-il imposĂ© dans vos clichĂ©s ?
Anthony Asael : Les mĂ©dias nous Dynamic assaillent d’images nĂ©gatives. Par consĂ©quent, je veux contrebalancer cela avec des rires et des sourires. Ces expressions font un bien immense Ă ceux qui les voient. On dit souvent que le rire est contagieux. Pourtant, je pense que le sourire l’est encore plus. Il reste en nous tout au long de la journĂ©e.
Stephanie partage cette philosophie. Notre monde a besoin de plus d’utopie. Je suis d’ailleurs ambassadeur de l’Ă©ducation artistique dans la RĂ©publique utopiste d’Uzupis, en Lituanie. C’est via Facebook que j’ai dĂ©couvert ce concours. J’ai tout de suite voulu participer.
Vous avez traversĂ© 192 pays. Existe-t-il des populations plus souriantes que d’autres ?
Anthony Asael : On trouve des sourires ravageurs partout, mĂŞme chez les plus dĂ©munis. Cependant, deux pays m’ont profondĂ©ment marquĂ© pour le sourire des adultes : le Sri Lanka et la Birmanie.
Quels ont été vos plus grands déclics dans la vie ?
Anthony Asael : Ă€ l’âge de 5 ans, j’ai tentĂ© de traverser la MĂ©diterranĂ©e sur un bateau pneumatique ! Heureusement, une patrouille italienne m’a retrouvĂ©. Pour calmer mes envies d’aventure, ma mère m’a parlĂ© d’une chose prĂ©cise. Elle m’a transmis la passion de mon grand-père pour la photo. Ce fut mon tout premier dĂ©clic.
Vous gagnez le Festival du sourire 2009. Dans quel contexte avez-vous pris cette photo ?
La philosophie du sourire Ă travers la photographie
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