Périgny-sur-Yerres, dans le Val-de-Marne, abrite un joyau méconnu du grand public. C’est ici que se dresse la Closerie Falbala, le siège de la Fondation Dubuffet. Ce site exceptionnel constitue une destination privilégiée pour les amateurs d’art brut. Les visites s’y déroulent exclusivement sur réservation, tout au long de l’année.
Une immersion totale dans l’imaginaire de l’artiste
Le parcours débute en compagnie d’une vingtaine de participants inscrits. Très vite, une ruée joyeuse s’opère dans l’antre de la Closerie. Le lieu se présente comme un simulacre en noir et blanc d’un jardin clos de murs. Au centre de ce domaine se dresse la Villa Falbala. Jean Dubuffet a conçu cet édifice pour abriter son Cabinet logologique. L’artiste définissait cet endroit comme sa « chambre d’exercice philosophique ». Entre ces murs, les peintures deviennent reliefs, puis architecture.
Pour le maître de l’art brut, l’objectif était clair : « donner à ces graphismes déchaînés, s’échappant de la feuille plane qui leur sert habituellement de support, des dimensions monumentales. » Entre imaginaire et réalité, ce décor merveilleux se prête idéalement à la photographie. Les visiteurs, venus en majorité de l’étranger, immortalisent l’instant. Les enfants s’amusent à courir entre les lignes courbes et les creux du monument. Ils ignorent joyeusement les interdictions pourtant martialement formulées par le personnel.
De la toile au béton : la révolution des matériaux
L’année 1966 marque un tournant radical dans le travail de Jean Dubuffet. L’artiste abandonne alors la peinture à l’huile et les matériaux naturels. Il adopte les peintures vinyliques et les marqueurs. Le créateur se lance ensuite dans de grandes réalisations en volume. Il apprend à maîtriser de nouvelles techniques complexes. Le polystyrène, le polyester, l’époxy, le béton projeté et les peintures polyuréthane deviennent ses outils quotidiens. La Closerie Falbala incarne le chef-d’œuvre absolu de cette période. Face à cette structure, l’imagination du public vagabonde librement. Chacun projette son propre univers sur cette féérie en rouge, bleu, blanc et noir. Ces teintes forment la palette idéale et emblématique de Dubuffet.
Les faiblesses d’une médiation culturelle trop sommaire
Si le site s’avère somptueux, la visite guidée laisse un sentiment d’inachevé. Cela représente le gros bémol de cette expérience culturelle. Le guide livre à peine quelques explications avares et sommaires. Le public n’apprend rien sur la réalisation technique des œuvres. Leur vocation profonde et leur folie créatrice restent sous silence. De plus, la pensée philosophique du maître de l’Art Brut est à peine survolée. Ce manque de contenu s’avère regrettable pour un lieu d’une telle importance historique.
De “Coucou Bazar” aux sculptures du parc
Heureusement, la suite du parcours réserve de belles surprises. Après la découverte de la Villa Falbala, le groupe pénètre dans le petit musée attenant. C’est dans cet espace que se trouve exposé le célèbre tableau animé nommé Coucou Bazar. Une vidéo captivante enrichit la découverte. Ce film, tourné au Musée Guggenheim de New York en 1973, retrace ce spectacle d’art total. L’œuvre y était alors présentée pour la toute première fois. L’émotion est palpable devant ces 20 costumes extraordinaires aux éléments interchangeables. La collection se compose de : Masques et chapeaux excentriques. Robes, gants et bottes uniques. Matériaux divers comme la rayonne, le coton peint, la résine ou le latex. Le parcours se termine par la salle des maquettes, qui dévoile les secrets de fabrication de l’artiste. Enfin, la visite s’achève en plein air, où quelques sculptures monumentales habitent le parc arboré.

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Vous venez de me donner très envie de visiter cette Closerie Falbala, je ne savais même pas qu’elle existait, ça a l’air magique et magnifique.
Vous venez de me donner très envie de visiter cette Closerie Falbala, je ne savais même pas qu’elle existait, ça a l’air magique et magnifique.
Dubuffet.
Grand artiste.
Ca nous change de Banier ou de ” l’art culturel ” qui a pignon sur rue.
Jeannot Dubuffet Forever
Thanx for sharing this with all of us.
Ca nous change de Banier ou de ” l’art culturel ” qui a pignon sur rue.
Jeannot Dubuffet Forever
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