C’est avec un esprit joueur et facétieux que l’artiste japonais Tatzu Nishi, 49 ans, détourne de leur fonction des objets ou monuments de l’espace public : à l’occasion d’Estuaire 2009, qui dure jusqu’au 16 août à Nantes, Tatzu Nishi a transformé une tour d’eau en un gîte artistique hors du commun. La petite bicoque, genre pavillon Phénix, a été arrimée au sommet après trois mois d’installation. Le 12 mai dernier, la billetterie pour réserver une nuitée dans l’œuvre de Nishi était littéralement prise d’assaut : les 60 nuits proposées à la location sont parties en moins de 6h ! Mais ne soyez pas trop déçus… l’incroyable vue panoramique que « Villa Cheminée » offre aux visiteurs sera accessible à tous à partir de septembre et ouvert à la location toute l’année. Tatzu Nishi s’était déjà fait connaître avec un concept assez proche lors d’Estuaire 2007, la fontaine de la place Royale de Nantes étant devenue le décor d’une chambre d’hôtel éphémère.
Se renseigner au Lieu Unique, lelieuunique.com


De l’art du gigantisme. Le photographe originaire d’Anvers, Wim Tellier, a réalisé un projet d’envergure. L’artiste de 30 ans avait déjà surpris son monde en 2007 avec le projet « W-Wish », la photo d’un bébé sur un fond de canards en caoutchouc d’un format de 600 mètres carrés. Cette fois, l’oeuvre « Project7-7 » a consisté en une installation étendue sur 3 hectares, près de la station de recherche Princess Elizabeth, en Antarctique. Six personnes âgées de 77 ans, originaires de continents différents, ont été photographiées allongées, nues, leur sexe caché par des feuilles et du duvet. Les photos ont été agrandies sur 800 mètres carrés. Parallèlement, Wim Tellier a photographié 750 enfants de 7 ans, tous issus des continents correspondants et leurs portraits, sur lesquels chacun a dessiné ses aspirations, ont été collés sur Plexiglas : ils servent de tapis aux modèles. Tout ceci étant censé symboliser le réchauffement climatique -avec les bains de soleil- et l’héritage laissé aux générations futures… On se demande si l’artiste a bien pris soin de mesurer sa propre empreinte écologique avant de nous asséner, sans guère de subtilité, un message aussi lourd. Après plusieurs expositions à Anvers et New York, les agrandissements seront coupés en morceaux de 80 x 80cm et vendus à partir de 100 euros sur le site 

ORLAN est la première artiste contemporaine à entrer au musée Grévin ! Et c’est vraiment mérité… Jusqu’au 1er juin, dans le cadre de la Force de l’Art, cette plasticienne connue pour ses performances audacieuses, notamment celles concernant la transformation de son propre corps, expose dans ce temple populaire élevé à la gloire de l’Histoire, de l’étrange et du spectaculaire. Rien d’étonnant à ce qu’elle y présente une oeuvre interrogeant le corps hybride avec Bump Load, qui se dressera aux côtés des cires de Lara Croft ou de Céline Dion. Cette sculpture se situe à mi parcours entre la figurine ethno-cyber et l’auto-portrait. Elle réagit à la présence des spectateurs par des réponses lumineuses singulières.

Mais le projet de Robin Rhode se distingue du fait que la voiture n’est plus le support de l’oeuvre mais l’objet créateur de l’oeuvre, autrement dit le pinceau… Sur
Le Musée International des Arts Modestes de Sète (le MIAM) consacre une exposition réjouissante au catch, ce sport spectacle qui opère un retour en force en France ces derniers temps et dont le nom est dérivé de l’ancienne expression anglaise « catch-as-catch-can » (en français « attrape-le comme tu peux »). Sur le ring, on retrouve près d’une trentaine d’artistes contemporains, et pas des moindres, puisque Robert Combas se présente dans les cordes. Les créations dialoguent avec des documents et des images d’archives venus d’Europe, du Mexique ou du Japon pour composer un hymne au kitsch, aux paillettes et à la triche. Parmi les amoureux de ce sport spectacle, le photographe plasticien