Un juge des référés parisiens vient d’interdire l’exposition « Our Body / A corps ouvert » qui se tient actuellement à Paris jusqu’au 10 mai et devrait être ensuite présentée au Parc Floral de Paris. Les organisateurs, Encore Events, ont 24h pour suspendre la manifestation sous peine d’une astreinte de plusieurs dizaines de milliers d’euros par jour. Pour Pascal Bernardin, c’est l’incompréhension. Selon lui, sa démarche vise à « sensibiliser le grand public au besoin urgent de don d’organes ». Le 22 juin, à l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, Pascal Bernardin comptait marquer un grand coup. Face à la polémique – et à en juger par les nombreux commentaires laissés sur mon blog depuis le 30 janvier, date à laquelle j’annonçais l’arrivée de cette exposition – Our Body risque fort de finir ainsi sa tournée scandaleuse.

Inspirés des jeux vidéos, ses personnages – Pac Man, Mario,… – sont toujours installés en toute illégalité sur un pont, dans le métro, à l’angle d’une rue, sur un monument, au Louvre… A Paris, l’artiste s’apprête à poser son 800e « compagnon ». Il y a quelques jours, surpris en haut d’une échelle à 2 heures du matin boulevard Saint-Germain à Paris, il a prétexté chercher à atteindre un bout d’affiche à décrocher… Pour cette fois, il s’en est sorti sans amende. « En 10 ans, les flics m’ont emmené plusieurs fois au poste… », confie Invader. Sous son masque, l’on devine un sourire !
Space Invider vient de publier un album de son invasion parisienne : plans par arrondissement, images in situ, système de numérotation, scores. « J’ai choisi la Bourse pour installer le space 404 en raison de la page d’erreur 404 sur Internet », explique t-il amusé. Trois petits spaces colorés Rue des Trois frères, et de nombreux clins d’oeil à découvrir. Soyez attentifs !
> En savoir plus sur Space Invader www.space-invaders.com

La chasse et la cueillette à l’origine de nos différences de goût en art ?! Selon des scientifiques espagnols, dont les travaux ont été publiés dans la très sérieuse revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences, le cerveau des femmes et celui des hommes ne réagiraient pas de la même façon face au beau en raison de la division du travail opérée dès les premiers âges de l’humanité. Aux hommes les grands espaces, aux femmes la minutieuse observation des baies ! Cette étude, menée auprès de 10 femmes et 10 hommes (pas de quoi parler d’une cohorte représentative tout de même…) grâce à des magnéto-encéphalographes a révélé que les femmes développent une activité neuronale dans les deux hémisphères face aux oeuvres pour lesquelles elles éprouvent une émotion esthétique, tandis que les hommes n’activent que l’hémisphère droit. Or, c’est bien connu, les aptitudes visio-spatiales sont souvent mieux réalisées par l’hémisphère droit. De l’art de transposer le désormais célèbre adage « Pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières » en art ! La petite mysoginie ordinaire érigée en chef d’oeuvre.

La Chine, championne du monde du plagiat ? Elle en a fait son cœur de business dans l’industrie comme dans la sculpture. Dans la région de Quyang, au Sud-Ouest de Pékin, 50 000 ouvriers sculptent à la chaine chevaux de la Dynastie Han (202 -220), éphèbes grecs, bustes romains, anges et Christ en croix par millions. Les 2500 ateliers travaillent pour le marché de l’exportation qui représente 60% de leur activité.


