Bienvenue dans l’univers onirique de Ruud van Empel ! Ce photographe néerlandais de 51 ans, exposé jusqu’alors principalement dans son pays et aux Etats-Unis, nous plonge dans un espace infiniment serein dans lequel on se surprend à suivre Alice au Pays des merveilles ou encore Kirikou explorant la forêt tropicale.
Son vocabulaire pictural ciselé, proche des peintres surréalistes, trouble par son réalisme et sa poésie. L’homme, toujours au centre de cet univers imaginaire, s’y présente comme fragile et pesant, toujours rêveur ou surpris, comme perdu dans une nature exubérante. Décorateur de théâtre, designer graphique mais aussi réalisateur de films, Ruud van Empel utilise une large palette de techniques pour nous raconter des histoires, du collage à la création informatique. Il était une fois, le paradis !
Du 14 mars au 18 avril, la galerie Magda Danysz, 78 rue Amelot Paris 11e, présente la série de photographies « Baby, Moon, Venus », véritable invitation au rêve.
> Plus d’infos sur Ruud van Empel www.ruudvanempel.nl



Mona Lisa est morte, vive Mona Lisa ! L’artiste Yan Pei-Ming, 48 ans, célèbre les funérailles de la Joconde au Louvre, jusqu’au 18 mai 2009. Son sourire rayonne au centre d’un triptyque peint dans une dominante de blanc, la couleur du deuil en Chine. Derrière cette lumineuse Joconde, le paysage s’étend sur deux volets sur lesquels on distingue des crânes humains. La mort règne. De part et d’autre, un portrait du père de l’artiste, récemment décédé, mais regardant au loin, le visage souriant, faisant face à un autoportrait du peintre qui, lui, est allongé sur son linceul, à la morgue. « C’est moi, faisant semblant d’être mort », raconte t-il. Cette oeuvre fait écho au deuil que je porte depuis le 18 décembre dernier, celui de ma mère. Sa présence est manifeste, et inversement, bien que vivante, la mort s’est imiscée en moi ». Célèbre pour ses immenses portraits de Mao, de Bouddha, ou de Barack Obama pendant la campagne électorale américaine, Yan Pei-Ming rend hommage au portrait le plus copié en Chine (l’artiste a quitté la Chine en 1980 et vit désormais en Bourgogne). Mais Monna Lisa est en larmes ! Son sourire est lacéré par des sortes de crevasses. « Elle pleure. Ce sont des funérailles, les siennes et celles de ceux qui l’entourent », précise Pei-Ming. Réjouissons-nous, grâce à cette oeuvre solennelle, la peinture peut fêter sa Renaissance !
On vous a reconnue Charlotte Rampling ! Quel courage d’avoir laissé