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  • Petros Chrisostomou trompe son monde

    Petros Chrisostomou trompe son monde

    petros_chrisostomou-ok.jpgUne mannequin à la perruque proliférante montée sur des échasses ? Une sculpture éphémère en coton bio installée dans un château du XVIIIe siècle ? … Que nenni ! L’artiste grec Petros Chrisostomou (né en 1981) trompe son monde. Après s’être fait remarquer à la Fiac avec des escarpins géants comme sortis de leur boîte et des sculptures hérissées de stylos Bic, Chrisostomou continue de créer l’illusion. Représenté en France par la galerie Xippas, ses oeuvres sont des photographies et ses décors ne sont autres que des maisons de poupée. En photo, il n’existe pas de repères d’échelle. Face à ces images, on se demande si l’on a affaire à des pièces surdimensionnées ou à des objets rétrécis. Pour en avoir le coeur net, suivez Alice au Pays des Merveilles à travers le diaporama ci-contre. Bonne visite !

    > Toc toc toc

  • J’ai offert un Jeff Koons à mon fils de 2 ans

    J’ai offert un Jeff Koons à mon fils de 2 ans

    hul16_sm.jpgJ’ai cassé ma tirelire et offert un Jeff Koons à mon fils de 2 ans ! Par pur snobisme évidemment… Il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir sortir de son bain et de se lover dans une immense serviette signée Jeff Koons, l’artiste américain le plus cher au monde. Réalisée d’après une toile de 2007 intitulée « Monkey Train » (2,6 x 3,5 m), la serviette est vendue 50 dollars sur le site du MOCA (www.moca.org), du Musée d’art contemporain de Los Angeles.
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    Mon petit bonhomme sait désormais très bien mimer le singe. Merci Jeff Koons !

    www.jeffkoons.com

  • La Metro Goldwyn Mayer épinglée par l’artiste russe Yevgeniy Fiks

    La Metro Goldwyn Mayer épinglée par l’artiste russe Yevgeniy Fiks

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    « Les enfants russes ne sourient jamais ! » avait déclaré à la fin des années 1940 la romancière américaine Ayn Rand (1905-1982), reprenant une idée partagée à l’époque par la majorité du peuple américain. Pour lutter contre cette idée reçue, qui gênait alors ses plans, le président américain  Franklin Roosevelt donna l’ordre à Hollywood de tourner… un film de propagande en faveur des Soviétiques ! C’était en 1944, l’heure de la grande -et brève- réconciliation avec les Rouges, jadis infréquentables, sur fond d’alliance commune contre l’Allemagne nazie. Et c’est ce film, « Song of Russia », produit par la Metro Goldwyn Mayer (MGM) avec rien moins que Robert Taylor en vedette, qu’un jeune peintre russe vient de revisiter. Chaque toile, en noir et blanc, est une reproduction fidèle d’une dizaine de scènes du film, marquées du célèbre sceau de la MGM, comme ces petites Russes souriantes qui étaient en fait… de jeunes actrices américaines. Une façon pour l’artiste de dénoncer l’absurdité de l’Histoire, puisque quelques années plus tard le maccarthisme faisait rage aux Etats-Unis : la MGM dénonçait sans vergogne les acteurs pro soviétiques, criant haro sur tout ce qui était communisme ou qui pouvait y ressembler !
    Arrivé à New York en 1990, Yevgeniy Fiks, aujourd’hui âgé de 36 ans, a été frappé par le poids de l’anti-communisme, toujours très présent selon lui. « En Russie, nous avons tourné la page », témoigne t-il. « Ce n’est pas le cas de l’autre côté de l’Atlantique où une certaine méfiance règne. J’ai voulu montrer l’absurdité de cette diabolisation archaïque, et combien les Américains avaient pu penser tout le contraire à un moment de leur histoire ». Un travail qui lui a donc fait dénicher cette perle peu connue qui pourrait figurer au Panthéon des oeuvres de propagande.
    fiks.jpgYevgeniy Fiks n’en est pas à son premier pied de nez politique. Au début des années 1990, il avait lancé l’opération « Adopt Lenine », proposant ainsi l’adoption de 91 figurines de Lénine (91 étant l’année de la chute du régime communiste) à condition que les acheteurs s’engagent à ne jamais les revendre. Plus tard, déjouant la vigilance des services postaux américains,  il réussissait à faire figurer sur des timbres les portraits de 10 leaders communistes. Actuellement, il s’est lancé dans une série de portraits des membres de l’association des Vétérans américains s’étant illustrés par leur zèle dans le travail de dénonciation sous le maccarthisme… Yevgeniy Fiks est représenté en France par la galerie Blue Square, spécialisée dans l’art contemporain russe. Une jeune galerie à suivre…
     
    > Exposition de Yevgeniy Fiks, galerie Blue Square, 14, rue Debelleyme 75003 Paris, jusqu’au 21 février.
  • Atypyk : Mets donc la nappe « Déjeuner sur l’herbe » !

    Atypyk : Mets donc la nappe « Déjeuner sur l’herbe » !

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    Le Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet transformé en nappe ! En 1863, le peintre se serait-il douté qu’un jour le quidam déjeunerait sur sa toile ? D’abord intitulé Le Bain, puis La Partie carrée, l’oeuvre montre une femme nue entre deux hommes habillés. Elle avait provoqué un scandale au Salon des refusés.

    La nappe est signée Aty­pyk, du nom de l’agence de deux trublions de l’art et du design, Ivan Duval et Jean-Sébastien Ides, spécialisés dans le détournement d’objets. A la Réunion des Musées Nationaux, les droits du Déjeuner sur l’herbe étaient à prendre, ils s’en sont emparés avec panache. Présentée pour la première fois au Salon Maison et Objets le 23 janvier prochain, la nappe 100% coton sera bientôt vendue sur le site d’Atypyk au prix de 150 €. Ses dimensions : 150 x 200 cm. Miam ! Un cornichon sur le nez de la belle !

    > Plus d’infos sur www.atypyk.com

  • Sur l’échiquier de José Levy, des souris empaillées

    Sur l’échiquier de José Levy, des souris empaillées

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    Des souris et de l’art !? Galerie Emmanuel Perrotin à Paris, José Levy, designer, styliste de mode et depuis peu artiste, présente un jeu d’échec dont les pièces sont de vraies petites souris blanches… La moitié a été teinte en noir. « Les deux souris qui portent un grelot sont les fous », commente José Levy, fier de sa petite troupe de retour de chez le taxidermiste. Brrr… On frémit à cette réalisation qui se veut transgressive mais qui heurte, à mon sens, le simple respect que l’on doit aux êtres, aussi petits soit-il. Gagné ! dira l’artiste, qui s’attend bien évidemment à de telles réactions. Sur son site Internet, la galerie présente l’artiste « comme un coloriste hors pair et un tailleur au regard précis »… Qu’en pense la reine ? Diable que je n’aurais pas aimé être son modèle ! Jusqu’au 7 mars, Galerie Emmanuel Perrotin, 76, rue de Turenne Paris 3e.
  • La France en grève s’affiche à l’entrée du Conseil de l’Europe

    La France en grève s’affiche à l’entrée du Conseil de l’Europe

    franceengreve.jpgLes 27 Etats membres de la Communauté européenne caricaturés par un artiste tchèque ! Le sculpteur David Černý (né en 1967), connu pour ses œuvres à scandale comme un tank russe peint en rose ou St Wenceslas chevauchant un cheval mort, était supposé demander à 27 artistes européens de représenter visuellement un cliché qui colle à la peau de leur pays respectif. Mais il s’avère que David Černý n’a pas rempli son contrait ! Il s’est accaparé la commande, réalisant seul -sans le dire- l’immense installation qui accueille les représentants européens à Bruxelles. Résultat : chaque pays en prend pour son grade ! La France arbore une banderole « en grève » (ça vous étonne ?),  l’Allemagne est recouverte d’autoroutes esquissant une croix gammée, l’Italie est transformée en un immense terrain de foot et la Grande-Bretagne est représentée… par un grand vide. Les premiers à se plaindre officiellement ont été les Bulgares, furieux de voir leur pays représenté… par des toilettes à la turque.

    > En savoir plus sur David Černý