Qui est Céleste Boursier-Mougenot ? Céleste Boursier-Mougenot est un plasticien et compositeur français né en 1961. Il a d’abord travaillé pour la compagnie de théâtre de Pascal Rambert de 1985 à 1994. L’artiste s’est ensuite tourné vers les arts plastiques pour explorer le potentiel musical des objets ordinaires. Il utilise des chaises, de la vaisselle ou des appareils électriques pour générer des sons uniques.
L’installation insolite des mandarins au Centre Barbican de Londres
L’exposition de Céleste Boursier-Mougenot au Centre Barbican de Londres marque les esprits par sa poésie brute. L’artiste a transformé la galerie en une immense volière pour des oiseaux mandarins. Des guitares électriques branchées sur des amplificateurs reposent sur des trépieds au milieu de la pièce. Des graines de blé sont judicieusement placées entre les cordes des instruments pour attirer les volatiles.
Les oiseaux musiciens picorent, grattent et sautillent librement sur les cordes de ces guitares. Ce mouvement naturel produit des accords électriques surprenants et particulièrement mélodieux. L’installation crée un univers sonore organique en constante évolution qui captive le public britannique.
Un parcours artistique international rythmé par le succès
Ce créateur visionnaire n’en est pas à son premier coup d’éclat poétique. Céleste Boursier-Mougenot avait déjà transformé les halles du Bouffay à Nantes en une volière géante en 2008. Sa démarche novatrice lui vaut une reconnaissance majeure dans le monde de l’art contemporain.
L’artiste a notamment été nommé pour le prestigieux Prix Marcel Duchamp en 2010. Son travail s’installe également dans des lieux hautement symboliques de la culture française. Les amateurs d’art pourront découvrir ses installations sonores à la Cour Carrée du Louvre dans le cadre de la FIAC.
J’y suis passée avant de quitter londres et c’est vraiment étrange comme experience d’etre au milieu de tous ces oiseaux qui volent de guitare en guitare en faisant des accords qui, je ne suis d’accord, sont plutot melodieux!
J’ai passé commande d’une guitare géante pour mon rond-point. Des dinosaures volants y feront le plus bel effet.
Un élu mélomane.
Habitant le Bouffay,
J’ai pu subir et réfléchir sur cette œuvre monstrueuse.
Au niveau esthétique : un immense volume fait de planches grises digne d’un baraquement de camp de concentration.
Les sons forcés émis par ces pauvres oiseaux devenaient insupportable.
Les oiseaux ne pouvant se poser qu’uniquement sur les guitares.
Au niveau symbolique cette ersatz d’œuvre renvoie plutôt à des choses, de séquestration, de torture, et non de liberté. Ouvrez la cage aux oiseaux.
De plus le coût de l’œuvre,du changement permanent de ces oiseaux rares est absolument choquant.
Cette pollution intellectuelle pour bobos, subventionnée par la culture bien pensante est à oublier.
Habitant le Bouffay,
J’ai pu subir et réfléchir sur cette œuvre monstrueuse.
Au niveau esthétique : un immense volume fait de planches grises digne d’un baraquement de camp de concentration.
Les sons forcés émis par ces pauvres oiseaux devenaient insupportable.
Les oiseaux ne pouvant se poser qu’uniquement sur les guitares.
Au niveau symbolique cette ersatz d’œuvre renvoie plutôt à des choses, de séquestration, de torture, et non de liberté. Ouvrez la cage aux oiseaux.
De plus le coût de l’œuvre,du changement permanent de ces oiseaux rares est absolument choquant.
Cette pollution intellectuelle pour bobos, subventionnée par la culture bien pensante est à oublier.
Beau travail de mesusage et de détournement d’objet (surtout la house rigide transformée en étang). Cette déterritorialisation de la guitare dans autre chose renvoie peut-être à la philosophie de Deleuze, déplacement qui nous déterritorialise à note tour.
C’est une oeuvre qui marche, indéniablement, à la fois poétique et spirituelle (renvoyant, si l’on veut, à la séquestration parce que le dispositif d’un décorum rappelle celui d’un parc zoologique). Maintenant, il y aura toujours des esprits chagrins pour crier à la manipulation des animaux ou à la énième trouvaille d’artiste pour faire du buzz (dans les deux cas, cette critique se défend), pour autant les oiseaux n’ont pas l’air bien malheureux ici et, cette idée-là, il fallait tout de même y penser. Entre nous, Céleste (Boursier-Mougenot), quel nom bien trouvé… PS : » subventionnée par la culture bien pensante » (rice, Le Bouffay) – d’où son nom : Boursier !
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