Accueil ART NUMÉRIQUE & IA Frissons au Musée d’Orsay : la parenthèse poétique d’Adrien M.

Frissons au Musée d’Orsay : la parenthèse poétique d’Adrien M.

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L’artiste Adrien Mondot transforme la salle des fêtes du Musée d’Orsay en un écrin vibrant. L’œuvre « Frissons » signée de la compagnie Adrien M. invite le public à une expérience sensorielle interactive. Après le succès de l’installation « En amour » à la Philharmonie de Paris en 2024, voici un moment de poésie intense à partager en famille. Du 12 au 26 mai 2026.

Du pointillisme digital

L’expérience dure trente minutes, mais elle suspend durablement la perception du temps. Les visiteurs évoluent au sein d’une constellation de signes rappelant le pointillisme de Seurat : à l’image du tableau Le Cirque (1891) exposé au musée d’Orsay, l’espace circulaire se fragmente en mille touches de lumière. Dans ce véritable pointillisme digital, chaque mouvement déclenche une vibration visuelle et sonore où la particule lumineuse remplace le pigment. L’installation compose ainsi une œuvre collective, écrite par les corps eux-mêmes, où le sol semble respirer sous les pas. Rien d’ostentatoire ici : l’œuvre joue sur l’infime et sur cette sensation fragile qui circule entre les êtres, transformant la technologie en une poésie vivante et mouvante.

La technologie au service de l’émotion

Ancien jongleur devenu informaticien, Adrien Mondot revendique cette approche profondément humaine de la technologie. « La douceur est une puissance », confie-t-il. Toute l’installation repose sur cette idée : créer un lieu où la lenteur, l’attention et la présence deviennent des forces. Le numérique ne cherche pas ici l’effet spectaculaire. Il révèle plutôt une forme d’invisible. Une émotion discrète apparaît dans les déplacements, les rapprochements ou les silences des visiteurs.

En résonance avec les 40 ans du Musée d’Orsay

Dans ce lieu consacré aux métamorphoses artistiques du XIXe siècle, « Frissons » prolonge le dialogue entre patrimoine et création contemporaine. La salle des fêtes devient un espace mouvant où la lumière dessine des paysages éphémères et où chaque présence humaine modifie l’œuvre en temps réel. Après sa présentation parisienne, « Frissons » poursuivra son parcours à la Collégiale Saint-Martin à Angers, où l’œuvre dialoguera cette fois avec l’architecture romane et la mémoire du lieu.

> 21-22 mai 2026 : Découvrir la programmation des performances au sein de l’installation d’Adrien M. Frissons au Musée d’Orsay