Jean-Michel Basquiat aurait eu 50 ans le 22 décembre 2010. Pour célébrer cet anniversaire, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris propose une magnifique exposition rétrospective dédiée à cette icône de l’art contemporain. Jusqu’au 30 janvier 2011, les visiteurs peuvent y découvrir 160 œuvres majeures de ce génie de la couleur et pionnier du mouvement underground américain.
Un parcours chronologique à travers 160 œuvres
En faisant le choix intelligent de la chronologie, l’exposition nous permet de suivre pas à pas l’itinéraire de cette comète de la peinture. Sa brève carrière laisse le regret d’une fulgurance frappée en plein vol, mais son héritage artistique reste immense.
Le plaisir des yeux est d’autant plus vif que la plupart des toiles, dessins et peintures présentés sont habituellement invisibles pour le grand public, jalousement gardés dans des collections privées du monde entier. Car Basquiat est devenu l’un des artistes les plus chers et les plus cotés du marché de l’art.
Des graffitis de New York au pseudonyme SAMO
Né en 1960 à New York d’un père haïtien et d’une mère portoricaine, Jean-Michel Basquiat s’intéresse dès son plus jeune âge à l’histoire de l’art. Élève indiscipliné, il ne rêve que de dessin et de peinture. Après plusieurs fugues adolescentes, il commence à exprimer sa créativité dans les rues de Manhattan.
C’est sous le pseudonyme de SAMO (acronyme de l’expression anglaise « SAMe Old Shit ») que Basquiat se fait connaître dès 1977, en signant ses premiers graffitis et messages provocateurs sur les murs de la ville. C’est le point de départ d’une ascension fulgurante qui le mènera du street art aux galeries les plus prestigieuses.
L’amitié fusionnelle entre Basquiat et Andy Warhol
L’exposition consacre également une salle entière aux œuvres réalisées en collaboration avec Andy Warhol. Jean-Michel Basquiat et le roi du Pop Art ont été officiellement présentés à l’automne 1982 par le célèbre collectionneur suisse Bruno Bischofberger.
Leur rencontre s’est avérée particulièrement fructueuse : elle a donné naissance à de nombreuses créations à quatre mains, mais aussi à une solide amitié qui a perduré jusqu’à la mort de Warhol en 1987. Profondément affecté par la disparition de son mentor, Basquiat succombera à son tour un an plus tard, en 1988, victime d’une overdose à l’âge de 27 ans.
> Plus d’infos sur l’exposition Basquiat au Musée d’art Moderne de la Ville de Paris http://mam.paris.fr/fr/expositions/basquiat
Un parcours chronologique à travers 160 œuvres
» Sa vitalité, son enthousiasme et son talent nous manquent. » (AG). Oui, en tout cas il ne manque pas au marché de l’art ! En son sein, il est plus vivant mort que vivant, question porte monnaie et spéculations. Comme pour Michael Jackson en pop music qui a vu ses ventes de disques redécoller suite à sa mort. Ca n’enlève d’ailleurs rien à la grandeur artistique de l’un comme de l’autre, soit dit en passant, mais c’était bon de le signaler. THRILLER…
Les commentaires sont fermés.