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mercredi 13 mai 2026
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Blackout Tuesday : L’histoire d’un séisme numérique mondial

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Le 2 juin 2020, les réseaux sociaux ont plongé dans l’obscurité. Ce mouvement, baptisé Blackout Tuesday, a marqué un tournant historique dans l’activisme digital. Des millions d’utilisateurs ont partagé un carré noir en signe de deuil et de protestation.

L’origine du drame à Minneapolis

Tout commence par une tragédie le 25 mai 2020. George Floyd meurt à Minneapolis lors d’une interpellation policière brutale. Un officier maintient son genou sur le cou de la victime pendant de longues minutes. La scène est filmée par des passants. La vidéo montre l’agonie de cet homme afro-américain. Les images circulent immédiatement sur le web. Elles provoquent une vague d’indignation sans précédent aux États-Unis. La colère dépasse rapidement les frontières américaines.

Le hashtag #BlackoutTuesday : un succès viral

L’industrie musicale lance l’initiative « The Show Must Be Paused ». L’objectif est d’interrompre toute activité commerciale le mardi 2 juin. Le mouvement se propage instantanément sur Instagram. Au total, 28,4 millions de posts utilisant le hashtag #BlackoutTuesday sont enregistrés ce jour-là. Les utilisateurs publient un monochrome noir pour honorer la mémoire de George Floyd. Ce geste symbolique vise à dénoncer le racisme systémique et les violences policières. La plateforme devient une galerie sombre et solennelle.

Une mobilisation géographique inégale

La protestation naît en Amérique, mais sa portée est internationale. Selon l’Observatoire Social Media, 53,7 % des mentions proviennent des États-Unis. Le reste du monde suit avec une intensité variable. L’Espagne représente 8,7 % de l’engagement global. Le Brésil arrive juste après avec 8,5 % des publications. L’Angleterre totalise 4 % des mentions, tandis que la France en affiche 3 %. Ces chiffres démontrent la capacité du web à fédérer une cause humaine par-delà les océans.