L’exposition Le Monde de Louis Stettner se tient aux 56ème Rencontres de la Photographie, à Arles. Cette rétrospective rend hommage au photographe américain connu pour ses clichés engagés sur les luttes sociales. Du 7 juillet au 5 octobre 2025.
Louis Stettner a relié la France et l’Amérique
Les photographies de Louis Stettner sont plus connues que son nom même. Pourtant, il est l’un des maîtres de la photographie du XXème siècle. L’Américain a vécu une grande partie de sa vie en France. Il meurt en 2016 à l’âge de 93 ans. Il a constamment fait le pont entre l’Amérique et l’Europe à travers son objectif. Depuis Brooklyn, où il est né, jusqu’à la France, où il s’est installé dans les années 50, du côté de Saint-Ouen. La 56è édition du festival des Rencontres de la photographie d’Arles lui rend hommage à travers une exposition à l’Espace Van Gogh. Cette rétrospective, intitulée Le Monde de Louis Stettner, rassemble 150 images tirées par le photographe, dont plusieurs inédites.
Face aux luttes sociales
Les visiteurs découvrent les clichés réalisés dans les années 1950. La série Penn Station montre une jeune fille en robe de soirée traversant la principale gare ferroviaire new-yorkaise. Elle est photographiée d’un point de vue « circulaire et ensoleillé ». Autre temps fort : la série Nancy. Ses clichés datant des années 1970 témoignent de son implication dans les luttes sociales, comme Manifestation pour United Farm Workers (1975). On y voit des manifestants en marche pour soutenir les travailleurs agricoles unis à New York.

Un parcours guidé par la soif de liberté
Jusqu’aux années 2000, Louis Stettner poursuit ses explorations urbaines à New York et Paris, développant une vision de plus en plus fragmentée de ces métropoles. L’exposition présente des documents originaux inédits éclairant sa vie et son œuvre, près de dix ans après sa disparition. Elle retrace son parcours jusqu’à sa dernière série, réalisée à 90 ans, sur les arbres des Alpilles. La commissaire Virginie Chardin voit dans ce travail ultime « le point d’orgue d’un parcours guidé par la soif de liberté ».
Par Sébastien Petit
