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Splendeurs du Baroque au Musée Jacquemart-André : les trésors de la collection de la Hispanic Society of America

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La présentation au temple - La fuite en Egypte (école de Cuzco), 1725-1800

Drapés en suspens, regards levés vers l’invisible, ors vibrants : le baroque s’impose comme une expérience physique avant même d’être un style. Au cœur de Musée Jacquemart-André à Paris, l’exposition « Splendeurs du Baroque » déploie cette intensité avec une précision presque théâtrale. Du 26 mars au 2 août 2026.

Velázquez, « Portrait de jeune fille » (1638-1642)

Retour historique sur les œuvres qui ont accompagné le « Siècle d’or » avec l’affirmation de l’empire colonial espagnol sous les Habsbourg d’Espagne. Cela passe par l’affirmation du pouvoir et de la religion catholique dans l’art baroque. Moins figées, les scènes expriment davantage le mouvement et les visages peints sont plus vivants. Les émotions s’incarnent dans les portraits des modèles peints. Très tôt, Velásquez s’affirme comme un maître du portrait. De retour d’un séjour de deux ans en Italie, ses figures gagnent en force notamment par l’usage de la technique du clair-obscur.

« La Jeune fille de Velázquez POURRAIT BIEN être la Joconde espagnole », Pierre Curie, co-commissaire

Une vingtaine de portraits sur les 45 tableaux exposés montre la puissance espagnole au XVIIe siècle. La reine Isabelle de Bourbon, peinte par Diego Velásquez (1599-1660), et le roi d’Espagne Philippe IV, peint par Juan Carreno de Miranda (1614-1685), habillent déjà les murs de la première salle. Ces deux portraits illustrent le pouvoir politique de l’Espagne, mais aussi son influence artistique avec notamment Velásquez dont la technique a inspiré Juan Carreno de Miranda, portraitiste officiel de Philippe IV. Le portrait de jeune fille de Velásquez, achevé en 1642, est considéré comme l’un des joyaux de la Hispanic Society of America.

Peinture processionnelle, Nativité (vers 1620-1650)

L’évangélisation des nouveaux territoires coloniaux d’Amérique du Sud se traduit par une forte représentation de la religion. La fuite en Égypte de l’école de Cuzco montre l’influence catholique au Pérou avec une représentation de Marie et de Jésus dans une peinture entourée d’un cadre recouvert de nacre. Les représentations religieuses se multiplient en Amérique du Sud avec L’Immaculée Conception de Fray Alonso Lopez de Herrera au Mexique ou une peinture processionnelle de la Nativité au Pérou. Le Greco a peint de nombreux saints. Il s’est intéressé au saint François ou à saint Jacques en se focalisant sur le détail de leurs mains ou de leurs yeux, souvent levés vers le ciel. C’est ce qui caractérise l’art du Greco dit « le mystique ».

Salomé Raucoule

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