Sous la verrière monumentale du Grand Palais, une mue lumineuse est en préparation. Depuis septembre 2025, le collectif Visual System dévoile une installation pensée comme une seconde peau architecturale, révélant la structure métallique et les courbes rayonnantes du lieu. Sélectionné à l’issue d’un appel à projets international, le groupe, composé de Pierre Gufflet, Valère Terrier, Ambroise Mouline et Julien Guinard, prolonge son exploration du rapport entre lumière, architecture et perception.
La prouesse technique réside dans l’intégration de 1600 barres LED réparties sur 64 arcs, épousant la logique existante des poutres et soulignant les intersections des pylônes. L’ensemble forme un maillage rythmé, pensé pour générer un motif enveloppant et modulable. Ici, rien n’est décoratif : chaque ligne lumineuse prolonge la structure, la révèle au lieu de la recouvrir. Le dispositif fonctionne avec un système de contrôle ergonomique capable d’adapter les scénographies aux usages — performance audiovisuelle, déambulation contemplative, événement monumental. L’installation pourra se transformer en spectacle immersif de plusieurs dizaines de minutes, avec un univers sonore associé, ou se réduire à un souffle lumineux discret.
Trois métamorphoses sont annoncées : organique, synesthésique et collaborative.
Autant de variations qui promettent une expérience mouvante, presque vivante, faisant vibrer le métal, la verrière et la lumière naturelle. Visual System, déjà remarqué pour son usage de la lumière comme matière spatiale — en témoigne Beyond The Wall, mur mouvant conçu pour Bercy Crystal à Paris et composé de bois noir et d’ouvertures lumineuses — poursuit ici son ambition : transformer l’architecture en instrument de perception. Avec le soutien de la Fondation ENGIE, le Grand Palais s’apprête à devenir scène, souffle, pulsation, révélant la puissance d’un geste artistique où la technologie se fond dans la structure pour la faire respirer autrement












