13.8 C
Paris
mercredi 13 mai 2026
Accueil ART NUMÉRIQUE & IA Ai Weiwei : Un doigt d’honneur à la censure chinoise

Ai Weiwei : Un doigt d’honneur à la censure chinoise

2
7057

L’artiste dissident Ai Weiwei défie une nouvelle fois Pékin. Après son combat pour les victimes du séisme de 2008, il appelle au boycott d’Internet. Son geste de défi sur la place Tian’anmen a provoqué la fermeture immédiate de son blog par les autorités.

Un boycott contre la cyber-censure

Ai Weiwei appelle à une action radicale ce mercredi 1er juillet 2009. Il demande aux internautes de boycotter le réseau mondial. Cette protestation vise la censure officielle du régime chinois. L’artiste dénonce aussi l’imposition de logiciels espions par les autorités. Pour lui, la liberté d’expression numérique est un droit fondamental.

Le « doigt » de la discorde sur la place Tian’anmen

Une image de l’artiste fait actuellement le tour du web. On y voit Ai Weiwei levant le majeur devant le portrait de Mao Zedong sur la place Tian’anmen. Le geste est hautement symbolique. Il commémore officieusement les 20 ans de la révolte étudiante de 1989. Par ce « doigt d’honneur », l’artiste exprime son mépris envers les caciques du Parti.

La réaction immédiate du régime chinois

Le gouvernement n’a pas tardé à réagir. Le blog d’Ai Weiwei a été fermé sur le champ. Cette plateforme était son principal canal de communication. Désormais, son contenu est hébergé sur des serveurs à l’étranger. En conséquence, son site n’est plus accessible depuis la Chine. Ce blocage illustre la sévérité du « Grand Firewall » chinois contre les voix dissidentes.

Le combat pour la mémoire de Wenchuan

Ce nouvel acte de rébellion s’inscrit dans un engagement de longue date. Ai Weiwei s’était déjà illustré par son enquête sur le séisme de Wenchuan (12 mai 2008). Il avait lutté pour établir la liste des 2 735 écoliers morts sous les décombres. L’artiste continue de transformer son art en une arme politique contre l’oubli et l’oppression.

2 Commentaires

  1. Boycotter Internet, c’est comme se couper l’eau ou se mettre une balle dans le pied !
    Ai Wei Wei, well well well, Fuck off !
    (Mais non, je blague : un artiste au fait de la réalité politique de son pays est une très bonne chose : que Ai Wei Wei continue son combat pour la vérité sans entraves, nous sommes là pour le suivre sur… Internet, son blog, Facebook et Twitter – eh ouais Wei ! )

Les commentaires sont fermés.